Podcast Questions du soir : l’idée animé par Mattéo Caranta.
Entre un doublé en finale de Coupe du monde en 1998 et la fin de sa carrière, close par un coup de boule lors de la finale 2006, Zinédine Zidane a marqué des générations de Français. Élevé au rang d’icône, le futur sélectionneur des Bleus incarne une partie de l’histoire sportive française.
Pour le sociologue Stéphane Beaud, le football ne peut être réduit à un simple spectacle sportif. Il s’agit d’un objet social complexe qui nécessite d’étudier les trajectoires individuelles, les interactions de groupe et les processus de socialisation au sein des quartiers populaires. Cette approche permet de déconstruire les récits héroïques simplistes souvent véhiculés par les médias autour des joueurs professionnels.
L’analyse sociologique du parcours de Zinédine Zidane impose de revenir sur l’histoire de son père, Smaïl Zidane. Ce travailleur immigré kabyle, arrivé en France dans les années 1950, a transmis à ses enfants, « ses valeurs à la fois paysannes et ouvrières » ainsi que « le sens du travail, le respect, l’humilité », raconte Stéphane Beaud. Des valeurs qui sont chez Zinédine Zidane, fortement ancrées et dont il a dit « dans un très bel entretien à la fin de sa carrière dans l’Équipe Magazine : avec ces trois mots, travail, respect, humilité, on va loin dans la vie, on va très loin ». C’est pour cette raison, d’après Stéphane, qu’il est « important pour comprendre la personnalité de Zidane, de comprendre son histoire sociale ».
