Par Eva Moysan.
Le Premier ministre travailliste sortant n’a pas répondu aux attentes de la population, essorée par quatorze ans de gouvernements conservateurs. Son successeur, Andy Burnham, promet une « rupture ».
Le parti travailliste britannique a trouvé une voie de sortie en la personne d’Andy Burnham. L’ancien maire du Greater Manchester (l’agglomération mancunienne) doit devenir officiellement Premier ministre le 20 juillet, grâce au soutien de la quasi-totalité des députés du parti et après avoir rencontré le roi Charles III. Il succédera ainsi à Keir Starmer, qui a démissionné le 22 juin, mettant fin à deux ans d’un mandat compliqué, marqué par son impopularité record.
Les attentes étaient pourtant grandes après quatorze ans de gouvernements conservateurs à la tête du Royaume-Uni. Et le parti travailliste avait toutes les cartes en main après les élections de 2024, fort de 411 sièges sur les 650 que compte la Chambre des communes (l’équivalent de l’Assemblée nationale au Royaume-Uni).
