Marianne : Vous tracez les contours d’une nouvelle forme de planification. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Daniel Bachet : L’une des fonctions essentielles de la planification doit être d’assurer la cohérence entre la hausse programmée des investissements pour la décarbonation d’une part, et les modalités de financement privé et public permettant d’atteindre les objectifs fixés de manière démocratique d’autre part. En substituant aux forces du marché un processus de coordination négociée et délibératif du niveau local au niveau national, on répondrait bien mieux à la satisfaction des besoins et à la préservation de la nature. L’impératif écologique impose donc une nouvelle forme de planification.