Par Jean-Baptiste Croce.
La vie est faite de rencontres qui, parfois, vous donnent l’occasion de découvrir des gens de grande valeur dont l’intelligence n’a d’égale que la discrétion. C’est le cas de Paule Orsoni qui, dans son superbe livre intitulé La saveur des œufs mimosa, ritornu, évoque cet amour qui la lie à son île et cet attachement viscéral qui s’accompagne paradoxalement d’une nécessité de la quitter, « d’effacer la mer » comme le disait si joliment le philosophe Jean-Toussaint Desanti.
Si Paule Orsoni est professeure émérite de philosophie, elle est aussi une romancière qui excelle dans l’autofiction et une cinéphile dont l’expertise est reconnue par les organisateurs de festivals. Si elle fit partie en octobre dernier du jury RDFM pour Arte Mare aux côtés de l’ancien président de la Cinémathèque de Corse Dominique Landron, sachez qu’elle renouvellera cette expérience en février 2027 lors du Festival italien de Bastia.
