« Si l’école est gratuite, c’est vous qui êtes le produit ! »
Dans les discours critiques à l’égard des réseaux sociaux, on entend souvent cette remarque : « si c’est gratuit, c’est toi le produit ». Ces nouvelles puissances de médiation sociale, nous « feraient bénéficier » du principe de gratuité pour mieux (nous) vendre des produits dérivés de nos préférences. La gratuité du système scolaire, appareil de médiation sociale finalement récent dans l’histoire française et européenne, ne peut-elle être interprétée de cette façon ? Ce qu’on appelle « l’État » n’aurait-il pas cherché à nous « faire bénéficier » du principe de gratuité de l’instruction, puis de l’école républicaine, pour mieux tirer les fruits de certaines de nos propriétés ?
Ces propriétés, qui sont des contreparties valorisées sur le marché de l’emploi, ne sont-elles pas plus exorbitantes que ne le sera jamais la revente de certaines de nos données pas les GAFAM ? La « nouvelle école capitaliste » n’est-elle pas construite sur les fondements d’une école moderne conçue comme une institution de transaction, au sens d’un réseau capitalisé de médiation sociale, déjà vieux de presque 150 ans ?
| Format | 16,5×23 |
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| ISBN | 9782385192426 |
| Pages | 192 |
