Accueil / Nos ouvrages / Thèmes / Société / Pour la liberté d’expression !

Pour la liberté d’expression !

18.00

Thémes :
Société
Collection :
Clair et Net

Les Pen clubs sont nés au lendemain de la première guerre mondiale terriblement meurtrière pour réunir par-delà les frontières les écrivains — poètes, dramaturges, essayistes, éditeurs, romanciers — dont les nations s’étaient combattues. Un peu dans l’optique de l’utopie, courante à l’époque, du « plus jamais ça ».

C’est dans ce terrible contexte qu’en 1921, quelques écrivains, hommes et femmes de convictions humanistes et pacifistes, à Londres en particulier, Catherine Amy Dawson, John Galsworthy et H. G. Wells, et à Paris, autour d’Anatole France, de Romain Rolland et de Paul Valéry, décident de former un cercle littéraire destiné, dans un esprit universaliste, à jeter par-delà les nations des ponts favorables à la paix et à la liberté d’expression dans le monde.

Pendant l’occupation nazie, ce fut Benjamin Crémieux, le secrétaire général du Pen français, un écrivain exemplaire par son courage et son abnégation qui entreprit de sauver des dizaines d’écrivains étrangers réfugiés en France. Il mourut dans les camps de la barbarie nazie. Ce livre résume l’apport de ces grands esprits à la littérature et à la solidarité des écrivains par-delà les frontières.

Profondément européenne, l’association française adhère à la structure internationale des Pen clubs qui irradie dans 145 pays. Pour autant il nous a fallu souligner la spécificité du Pen club français. En nous appuyant sur des archives largement inédites, nous montrons combien les Pen clubs contribuent à un combat sans relâche pour la liberté d’expression et de création. Le livre met en lumière l’ampleur des menaces subies par des auteurs dont le seul tort est d’utiliser librement leur plume. De l’Allemagne nazie à la Russie de Poutine ou à la Turquie d’Erdogan en passant par la Birmanie, la Chine, l’Afghanistan ou la Syrie, ils sont des milliers à avoir été, ou être encore, victimes de censures, d’agressions, d’emprisonnements, de tortures ou d’assassinats. « Dans un monde où les voix indépendantes sont de plus en plus réduites au silence, le Pen club n’est pas un luxe, c’est une nécessité », écrivait Margaret Atwood en 1984. Voilà qui est d’une inquiétante actualité.

 

Antoine Spire, l’actuel président du Pen club français est journaliste, éditeur et auteur d’une trentaine de livres.

Laurence Paton, écrivaine et poète, est membre de la direction du Pen club français.

Sylvestre Clancier, président d’honneur du Pen club français, est poète et essayiste. Il préside la Maison de poésie et l’Académie Mallarmé.

À propos des auteurs ⟶

Antoine Spire

Antoine Spire est journaliste : à DEMAIN TV, il anime « Tambour battant », émission hebdomadaire de débats littéraires, scientifiques et de société. Depuis 2020, il est président du Pen club français qui défend la liberté d’expression des écrivains. Il anime régulièrement de grandes rencontres littéraires. Il a été producteur d’émissions à France Culture de 1980 à 1999, notamment l’émission quotidienne « Staccato » (1997-99). Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Dieu aime-t-il les malades ?, écrit avec Nicolas Martin (Anne Carrière, prix 2005 du MEDEC). En 2013, il a dirigé avec Jean Leselbaum le Dictionnaire du judaïsme français, depuis 1944 (Le Bord de l’eau/Armand Colin). En 2017, il a publié avec Sonia Combe. Maladie et privation d’amour (Le Bord de l’eau).

Laurence Paton

Laurence Paton, écrivaine et poète, est membre de la direction du Pen club français.

Sylvestre Clancier

Sylvestre Clancier, président d’honneur du Pen club français, est poète et essayiste. Il préside la Maison de poésie et l’Académie Mallarmé.

Format

16,5×23

ISBN

9782356878977

Pages

248

Mis en ligne : Déc 2022

Rechercher

Trouvez votre prochaine lecture...