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L’université managérialisée. Chronique d’une restructuration néolibérale

Quand l’université est gérée comme une entreprise, que reste-t-il du savoir, des métiers, du service public ?

 Cet ouvrage propose une lecture critique des effets du nouveau management public sur l’enseignement supérieur et la recherche. En retraçant trois décennies de réformes, il montre comment les universités françaises ont été profondément transformées par l’évaluation permanente, la performance chiffrée et la mise en concurrence généralisée.

Les contributions réunies ici analysent les multiples conséquences de cette managérialisation : précarisation des statuts, alourdissement des tâches administratives, affaiblissement des collectifs de travail, perte de sens des missions. Elles montrent comment les logiques gestionnaires reconfigurent les pratiques professionnelles, les rapports institutionnels, et les finalités mêmes de l’université.

En exposant les tensions qui traversent aujourd’hui l’enseignement supérieur, ce livre ouvre ainsi un espace de réflexion indispensable : comment redonner souffle à un service public de la connaissance, autonome, démocratique et émancipateur ?

 

Un des rares ouvrages collectifs à articuler enquêtes empiriques et analyse critique pour documenter concrètement les effets du nouveau management public sur l’ensemble des métiers de l’université.

 

À propos des auteurs ⟶

Olivier Cléach

Olivier Cléach : Docteur en sociologie (université Paris-Dauphine), diplômé de Sciences Po Paris (DESS Gestion de l’emploi et développement social d’entreprise).  Depuis 25 ans, Olivier Cléach enseigne (ou a enseigné), dans différents établissements de l’enseignement supérieur, la sociologie des univers organisés, la méthodologie de l’enquête, l’éthique appliquée et le travail social (formation initiale et continue). Secrétaire de rédaction de la Nouvelle Revue du Travail.

Isabelle Chambost

Isabelle Chambost : Ancienne élève de l’ENS de Cachan (Paris-Saclay), maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et chercheuse au Lirsa. Ses travaux portent sur les processus de financiarisation, leurs mécanismes de diffusion, notamment vis les représentations comptables, leurs conséquences sociales et sociétales ainsi que sur les alternatives.

 

Dominique Glaymann

Dominique Glaymann, professeur émérite à l’Université d’Évry (Paris-Saclay), est sociologue du travail et de l’emploi. Ses recherches portent sur les mutations du système d’emploi. Il a notamment étudié l’intérim, les stages, les relations entre formation, travail et emploi.

Marie-Virginie Léon

Marie-Virginie Léon est sociologue, maîtresse de conférences contractuelle à l’Institut du travail de Strasbourg et chercheuse au laboratoire Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe (SAGE). Ses recherches portent sur les transformations managériales et organisationnelles de la bureaucratie professionnelle universitaire durant les processus de regroupements et de fusions des universités françaises.

Guillaume Tiffon

Guillaume Tiffon est professeur de sociologie à l’université Évry Paris-Saclay et chercheur au Centre Pierre Naville. Spécialiste du travail, il est l’auteur de plusieurs ouvrages. Notamment Le travail disloqué (Bord de l’eau, 2021), Syndicalisme et santé au travail (Le Croquant, 2017), L’autogestion à l’épreuve du travail. Quelle émancipation? (Septentrion, 2019), Pouvoirs au travail. Management, statuts et autonomie dans les situations de travail contemporaines (Octarès, 2023) et Contre l’insoutenabilité du travail. Syndicalismes et santé au temps des réformes néolibérales (Croquant, 2025).

 

Format

13 x 20 cm

ISBN

9782385191894

Pages

192

Mis en ligne : Mar 2025

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