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RadioFrance | Quand la dette faisait rêver


Publié le : 6 octobre 2026 | Dans : | Voir l'article dans la presse ⟶

Par Thomas Snégaroff.

Aujourd’hui source d’inquiétude, la dette fut jadis synonyme de progrès et de liberté. En plongeant dans l’univers de Balzac, Flaubert, Zola et Dickens, notre invité retrace, dans son dernier livre, la naissance de l’ »homo economicus », un personnage qui nous gouverne encore.

L’ »homo economicus » est-il né sous la plume de Balzac ? C’est ce qu’affirme notre invité, le professeur de littérature Alexandre Péraud, dans son dernier ouvrage, Le récit économique, qui paraît aux éditions Le Bord de l’eau. Dans un essai érudit, il analyse la façon dont les fictions reflètent la croyance, ou au contraire la défiance, dans le système économique en place. Ainsi de Balzac à Zola en passant par Eugène Sue ou Flaubert, les grands écrivains du XIXᵉ siècle ont, à leur corps défendant et en dépit même de leurs positionnements politiques, véhiculé et légitimé à travers leurs récits et leurs personnages un certain ordre économique bourgeois et libéral. L’un de ses marqueurs étant que toute dette doit être payée. C’est donc à la place de la dette dans le roman du XIXᵉ siècle que s’est donc plus particulièrement intéressé Alexandre Péraud. En quoi le crédit est-il une matière particulièrement romanesque ? Comment la question de la dette irrigue-t-elle le roman du XIXᵉ siècle et, par là même, une certaine vision des relations économiques de la société de l’époque ? Réponses avec notre invité.


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