EDITIONS LE BORD DE L'EAU
 
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ROUSSEAU Stéphane

Alexandrie du phare au cachot
Egypte, 12 ans d'aventures...
 
Récit, entretiens & cahier photos couleur
Collection : hors format
Format: 14 x 21,5 — 220 pages
Date de parution : mai 2005
ISBN : 2-915651-14-0
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Prix de vente public : 18 euros TTC
Port et emballage compris en CEE
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Le 2 août 2003, Stéphane Rousseau est arrêté à l'aéroport d'Alexandrie. Dans ses bagages, les douaniers découvrent une baïonnette et un casque militaire de la Seconde Guerre mondiale, des pièces de monnaie et quatre statuettes en terre cuite, copies d'ouchebtis, (petites figurines placées dans les tombeaux pharaoniques)...
Stéphane Rousseau a été enfermé huit mois avec 5 autres prisonniers dans un cachot de 6 m2 dans la prison centrale d'Alexandrie, sans autre forme de procès. Puis il a été otage huit mois encore en Egypte, avec interdiction de quitter le pays.
"Lâché" par Jean-Yves Empereur, directeur du Centre d'Etudes Alexandrines et par tout le milieu archéologique, Stéphane Rousseau, entre récit et entretiens, nous relate sa descente aux enfers dans les cachots égyptiens : violence en tout genre, veilles de pendaison, sous-alimentation, corrruption des personnes et des autorités locales et consulaires...
Ce livre entend aussi rétablir la vérité sur une impitoyable machination. Pendant huit mois, l'auteur aura vécu au milieu de criminels (certains condamnés à la pendaison) pour inculpation de "vol et détention d'antiquités" qui ne sont en fait que de vulgaires copies pour touristes, achetées au souk d'Alexandrie"...
Un document choc qui rappelle que l'Egypte est un pays où règne encore l'arbitraire et la sauvagerie de l'enfermement.
Stéphane Rousseau était architecte. Pendant des années, il a participé aux côtés de Jean-Yves Empereur à de nombreuses fouilles à Alexandrie. Il a également participé à 2 films (ARTE) et à de nombreux autres reportages télévisuels..


DANS LA PRESSE

 
Mercredi 11 mai 2005
Le dessinateur bordelais publie un ouvrage. Il y raconte notamment comment il s'est enfui d'Egypte
Stéphane Rousseau livre son témoignage
: Christine Morice
 
 
Stéphane Rousseau dénonce les conditions de sa détention en Egypte
PHOTO STEPHANE LARTIGUE
Ceux qui ont suivi l'affaire Stéphane Rousseau, du nom de ce Bordelais qui s'est enfui d'Egypte en décembre dernier avant d'être condamné par la haute cour d'Alexandrie à cinq ans de prison ferme pour trafic d'antiquités, vont enfin connaître le fin mot de l'histoire ou du moins la version du principal intéressé. En effet, dans le livre qu'il présentera ce soir sur la péniche « Le Royal », à 20 heures, face au Mégarama à Bordeaux, le dessinateur donne quelques éléments sur la manière dont il a quitté l'Egypte en dépit d'une interdiction de sortie du territoire. Ayant en poche sa carte d'identité et un document du consulat de France, il serait parvenu à embarquer sur un navire en direction de Chypre, intégrée à l'Europe depuis peu. Il aurait ensuite rejoint la France par avion en passant notamment par la Belgique. Stéphane Rousseau se refuse à donner trop de détails sur ce périple afin de ne pas causer d'ennuis à ceux qui l'ont aidé, en Egypte. Il affirme par ailleurs avoir fait plusieurs tentatives d'évasion aux frontières du Soudan, d'Israël ou de la Lybie, essayant parfois de se fondre dans un groupe de touristes, mais se heurtant à chaque fois aux forces de l'ordre. Dans son ouvrage intitulé « Alexandrie : du phare au cachot » qui vient d'être publié aux Editions le Bord de l'eau, Stéphane Rousseau, qui se présente comme un « homme blessé », dénonce également les conditions très dures de sa détention, dans les geôles d'Alexandrie. Il affirme que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, serait intervenu en sa faveur, lors d'un voyage officiel en décembre 2003. Les conditions de détention du prisonnier se seraient alors améliorées et il serait passé d'un cachot de six à trois personnes. Le Bordelais, qui a toujours clamé son innocence, évoque, dans ce livre assez documenté, son expérience au sein de différentes missions archéologiques en Egypte. Se défendant de vouloir régler des comptes, il souhaite simplement « dire ce qui a été caché ». Persuadé d'avoir été au centre d'un « complot », il s'estime bouc-émissaire dans un contexte de concurrence entre les autorités égyptiennes et les archéologues français, notamment ceux de la mission Empereur qu'il accuse de l'avoir « lâché ».

Mardi 5 avril 2005
EGYPTE - La cour criminelle d'Alexandrie a rendu son verdict à l'encontre du dessinateur bordelais poursuivi pour trafic d'antiquités
Stéphane Rousseau condamné à cinq ans de prison ferme
par Christine Morice
Stéphane Rousseau a quitté clandestinement l'Egypte en décembre afin d'échapper aux poursuites de la justice. Il n'était donc pas à Alexandrie, jeudi dernier, pour entendre le verdict de la cour criminelle qui l'a condamné à cinq années de prison ferme avec obligation de travaux, à une amende de 50 000 livres égyptiennes (environ 6 600 euros) et à la confiscation des objets saisis. Ce dessinateur, ancien salarié de la mission archéologique dirigée par Jean-Yves Empereur, était jugé pour appropriation, possession, dissimulation et trafic d'antiquités. Nous n'avons pu joindre le principal intéressé hier, mais son frère Joël qui, comme lui, vit à Bordeaux, estime qu'il s'agit d'une « peine lourde ». « Stéphane a fui le pays, alors ils se sont vengés », a-t-il dit. « Déjà, pendant sa détention, nous avions craint qu'il ne soit envoyé dans l'une de ces prisons, situées en plein désert, où les prisonniers sont soumis à des travaux forcés. » Pour l'heure, le Girondin ne devrait pas être inquiété à l'intérieur de nos frontières puisqu'il n'existe pas, en la matière, d'accord entre les deux pays, et que la France n'extrade pas ses ressortissants hors de l'Europe. Toutefois, l'Egypte peut demander à la justice française de prendre le relais et de réengager les poursuites. Stéphane Rousseau avait été interpellé le 2 août 2003 à l'aéroport d'Alexandrie en possession de 158 pièces de monnaie et de divers objets considérés comme des antiquités. La valeur de ces pièces, parmi lesquelles se trouvent quatre figurines en terre cuite, semblables à des ouchebtis que l'on plaçait autrefois dans les tombes, a fait l'objet d'une expertise devant la Haute Commission des antiquités du Caire. Pour sa part, le dessinateur a toujours déclaré qu'il s'agissait d'objets de peu de valeur achetés sur un marché. Il a effectué huit mois de détention provisoire entre les murs de la prison d'Alexandrie, dans des conditions qu'il a qualifiées « d'inhumaines ». Remis en liberté sous caution, en avril 2004, Stéphane Rousseau a vécu pendant plusieurs mois à l'hôtel, avant de fuir le pays en dépit d'une interdiction de quitter le territoire.
 

20 minutes - Jeudi 03 mars 2005
 
Panser sa plaie d’Egypte
Stéphane Rousseau Emprisonné pour trafic d’antiquités, il raconte

« Inch Allah. » Stéphane Rousseau n’a que ce mot-là à la bouche quand il relate sa mésaventure égyptienne, son arrestation rocambolesque et, surtout, son emprisonnement huit mois durant dans des « conditions moyenâgeuses et inhumaines ». Un cauchemar qu’il a décidé de raconter à travers un livre dont la sortie est prévue pour mai : Alexandrie, du phare au cachot (Le bord de l’eau).
En août 2003, alors qu’il participe à une mission sous-marine française dirigée par Jean-Yves Empereur, ce dessinateur et architecte pessacais est contrôlé à l’aéroport d’Alexandrie. « J’ai été victime d’un complot. A travers moi, c’est la mission de Jean-Yves Empereur qu’on voulait toucher car nous étions sur le point de faire une découverte que l’Egypte voulait s’approprier », assure-t-il. Une pratique courante dans le pays, selon lui. Dans sa valise, « des copies de statuettes à 5 francs » se sont transformées en antiquités aux yeux des autorités. « Ils ont même répertorié deux bobines de film Felix le chat en noir et blanc... ».
Le dessinateur est alors emprisonné. « On était six dans un cachot de 6 m2, sans eau, avec un seau en plastique et une lampe allumée en permanence. Il n’y avait pas d’air à respirer. » « Incompétents », ses avocats égyptiens « ont pris beaucoup d’argent, mais n’ont rien fait » et Jean-Yves Empereur, avec qui il avait travaillé onze ans, « avait interdiction de le rencontrer ».
Il se sent blessé que les journaux français laissent planer le doute sur sa culpabilité. « Ça m’a fait mal, car ça n’a rien à voir avec ma vie. » « On m’a fait passer pour fou, on a dit que j’étais en fuite, alors que j’étais en relation tous les jours avec ma famille par mail. Même un journaliste est parvenu à me joindre sur mon portable. Surtout, on a voulu me faire passer pour un pilleur alors que l’Egypte était ma passion. »
Depuis son retour clandestin, en décembre dernier, Stéphane Rousseau ne veut plus entendre parler ni de l’Egypte, ni d’archéologie. « Même si je suis acquitté, je n’y retournerai pas. » Il préfère se consacrer à l’histoire de la région et surveille de loin son « affaire ». Son procès est reporté fin mars mais, sa fuite le protège d’un nouvel emprisonnement. Peut-être Stéphane Rousseau écrit-il un autre procès, pour lui permettre de rétablir la vérité. O. D.

A savoir :
Joël Rousseau, son frère
« Pendant un an et demi, j’ai mis ma vie entre parenthèse pour le faire sortir de là. Ça a été un calvaire. Le retrouver a été une joie intense, mais aujourd’hui, ce n’est plus le même. »
Dominique-Emmanuel Blanchard, son éditeur et ami
« Ce qu’il a vécu est invraisemblable et ça peut arriver à n’importe qui. Maintenant, le jeu consiste à savoir qui lui a tendu un piège et à qui profite le crime. C’est choquant. »
Hamida Laiachi, présidente du comité de soutien bordelais
« Il a été victime de certains articles de journalistes qui l’avaient suivi auparavant pour ses travaux en Gironde. Cette histoire l’a abîmé. »