EDITIONS LE BORD DE L'EAU
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RETRAITE ACTIVE,
RETRAITE SPORTIVE
Antoine SPIRE
& Jean-Claude SAUVAGE
(sous la direction de)
Genre : Essai
Collection : " Clair & net " dirigée par Antoine Spire
Format: 14 x 21,5
160 pages

Date de parution : février 2005
 

 Prix de vente : 16 euros TTC
Port et emballage compris en CEE
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Un livre qui intéressera une grande partie de la population. Les plus de soixante ans constitueront bientôt le tiers des Français et les plus de soixante-quinze ans formeront bientôt 10% de la population.
Comment motiver l'entretien de ce corps ? Comment penser l'articulation entre la préservation de la santé et la pratique du sport ? Comment trouver du plaisir à l'entretien de son corps ? Quel type de pratique collective du sport permet d'échapper à la solitude et à la détérioration du corps, voire à la maladie ? Le livre répond de façon accessible à toutes ces questions.

Antoine SPIRE est conseiller éditorial au Monde de l'éducation, professeur associé à l'Université de Compiègne U.T.C., auteur, entre autres, de L'Obsession des origines (Verticales), La Mémoire (EDP Sciences), Barbarie de l'ignorance, avec George Steiner(Le Bord De L'eau), et de L'Optimisme de la volonté, avec Eric J.Hobsbawm (Le Bord De L'eau), Dieu aime-t-il les malades (Anne Carrière) et Au-delà des apparences avec Jacques Derrida..
 

Le livre en trois parties
1ère partie :
 
Emergence d'une nouvelle sorte de retraités

Le regard des autres étiquette "le vieux" en âge, mais on peut rester jeune du fait de son caractère, de son aptitude à se projeter dans l'avenir, de la diversité de son activité sociale. En tout état de cause, aujourd'hui, un homme ou une femme de soixante ans est plus jeune qu'un quinquagénaire au début du XXème siècle et on peut se demander si le régime des retraites fait bien de procèder par couperets législatifs soumettant chaque classe d'âge à un sort commun.
La retraite n'est plus synonyme d'usure physique et de diminution voire de suppression d'activité. Dans les professions non éprouvantes physiquement on peut être en état de travailler efficacement au delà de soixante ans, dans sa profession d'origine ou dans une autre profession dont on a acquis la compétence. En tout cas, si l'inactivité sociale accélère le vieillissement, la poursuite d'une activité diversifiée, professionnelle ou non, le retarde.
La volonté individuelle est ici essentielle. Intellectuellement, il n'y a déclin (sauf maladie) que s'il y a résignation, solitude et auto-dévaluation. Ainsi, grâce à des conseils nutritifs, médicaux mais aussi psychologiques, on peut combattre les altérations de l'âge : pour ce faire, réflexion intellectuelle et entretien physique sont indispensables pour poursuivre l'intégration de tout un chacun dans la société.
A quelle diversification des modèles de retraite conduit la mutation des âges ? De nouveaux modèles d'occupation sont apparus chez les retraités. Au profit de quels types d'activité ? De quelle nature est la palette de leurs pratiques sociales ?
La participation sociale croissante des retraités à la vie de la cité s'accompagne de la reconversion de leur potentiel d'activité, et leur expérience professionnelle et extra-professionnelle se mue en action créative sociale dont on se propose d'inventorier la diversité. Comment l'Etat et les autorités publiques répondent-ils à ces transformations ?

2e Partie :
 
Le sport comme facteur d'équilibre du corps

Dès la fin du XIXème siècle, le sport a engendré en France une véritable contre-société calquant ses modèles comportementaux sur ceux du travail Le sport se donne en miroir idéal; il créé un mythe d'autant plus prégnant que tendent à s'effacer par ailleurs transcendance et idéaux. Le sport donne à croire, il convient parfaitement aux exigences de l'image, du spectacle, de l'événement.
Comment dans ce contexte pratiquer le sport pour s'entretenir, pratiquer le sport pour moins vieillir ? Il faut bien se connaître pour progresser. Il faut établir une moyenne pour se fixer l'objectif de la dépasser.
Peut-on pratiquer le sport de façon mesurée sans s'affronter au dépassement de ses propres limites ? De longue date, le sport s'est accompagné d'une réflexion médicale qui incite à doser l'effort pour éviter le surmenage sportif au nom de la logique compétitive.
Le dépassement de soi s'inscrit dans une logique de perfectionnement de l'humain à un moment où l'obsession du progrès rejoint celle de la mesure. Point de comportement humain qui ne soit quantifié scientifiquement avec en filigrane le souci de de la performance.
Où fixer la limite d'une pratique sportive qui doit être facteur d'autonomie de la personne et d'amélioration du confort individuel, sans dénaturation d'un corps incité à se dépasser pour satisfaire à la compétition ? Comment éviter l'instrumentalisation du corps comme celle de n'importe quel objet convoqué pour faciliter la performance ?

3e partie :
 
La santé du corps, garante du vieillissement

On sait que la pratique des activités physiques à partir de soixante ans maintient un bon niveau fonctionnel malgré l'âge et peut favoriser l'amélioration de certaines capacités respiratoires, cardiaques, musculaires et articulaires. Toutes les études montrent que l'exercice physique ralentit le vieillissement et prévient certaines maladies. Mais un entretien régulier est indispensable, sinon le bénéfice obtenu est perdu en quelques mois.
La vieillesse heureuse peut s'accompagner d'une pratique sportive d'entretien, de développement voire de compétition d'autant plus équilibrante qu'elle se joue avec d'autres. Ainsi un mieux-être peut il se développer, conduisant l'individu à se retrouver "bien dans sa peau". L'accompagnement d'une stimulation sensorielle est indispensable. Nous vivons en société et on vieillit plus vite quand on n'a pas conscience de son rôle social. Pratique du corps et conscience du rôle social doivent donc aller de pair. Le goût du sport s'apprend et suppose l'acquisition d'une pratique, mais aussi le développement d'un intérêt lié au mode de socialisation pratiqué dans le passé.
Qu'est-ce qu'entretenir son corps ; comment appréhender le corps comme un fait social ? Les usages du corps s'apprennent. Des habitudes s'acquièrent en rapport avec la vie de tout un chacun. Le corps est façonné par la société et pour la société ; il est caractérisé par des données matérielles, notamment la taille et le poids, où se combinent déjà nature et culture : à chaque époque correspond un système de modèles et des usages sociaux différents du corps. Tout cela contribue à forger l'image idéale du corps de l'homme ou de la femme d'aujourd'hui.
Comment motiver l'entretien de ce corps ? Comment penser l'articulation entre la préservation de la santé et la pratique du sport ? Comment trouver du plaisir à l'entretien de son corps ? Quel type de pratique collective du sport permet d'échapper à la solitude et à la détérioration du corps, voire à la maladie ?

DOSSIER DE PRESSE

 
Seniorsscopie.com
 
L'allongement de l'espérance de vie à la retraite a de multiples conséquences, notamment la volonté affichée des seniors de prendre soin de leur santé. La Fédération française de la retraite sportive (FFRS), créée en 1982, est une association qui a pour objectif de faire reculer la dépendance et de contribuer au maintien du niveau de santé des seniors. Elle a tenu des assises avec pour objets de réflexion l'émergence d'une nouvelle sorte de retraités "sportifs", la place du sport dans la vie quotidienne des seniors et le "bien vieillir" grâce à des activités physiques adaptées. Une synthèse de ces assises est parue aux éditions Le Bord de l'eau (2005) sous le titre Retraite active – retraite sportive. L'ouvrage est publié sous la direction de MM Sauvage (Président de la FFRS) et Spire. On y trouve notamment les contributions de Jean-Philippe Viriot-Durandal (sociologue, auteur de "Le Pouvoir gris", PUF), Isabelle Queval (maître de conférences en Sciences de l'éducation à l'université de Paris V et ancienne sportive de haut niveau), Julien Emmanuelli (chargé de mission en santé publique et en épidémiologie à la Caisse primaire d'assurance maladie de Paris.
Kofi Annan a employé l'expression de révolution silencieuse pour décrire le papy boom que nous vivons aujourd'hui. Les deux décennies à venir seront celles des 60-84 ans. C'est sur le constat du poids toujours croissant des seniors que débute cette synthèse. Les seniors deviennent incontournables dans les domaines de la politique, de l'associatif et ont un pouvoir économique non négligeable. Les sondages d'opinion montrent que la préoccupation première de cette population est la conservation de la santé. Depuis les années 1980, le nombre de clubs seniors proposant des activités comme la marche, la gymnastique, les sorties découverte, les ateliers mémoires… sont de plus en plus nombreux. La FFRS a souhaité tenir compte de ces évolutions. Les divers auteurs ont abordé les points à ne pas oublier lorsque l'on souhaite mener une action en faveur des seniors.
Un point important, et qui est trop souvent négligé par les différents acteurs de l'associatif senior, est la diversité de cette population. On a tendance à concevoir les seniors comme un groupe homogène, plutôt nanti, grâce à une retraite confortable. Mais ce n'est pas la réalité, les baby-boomers sont loin d'être les privilégiés qu'on veut bien nous présenter. Il existe des problèmes préoccupants de discrimination par l'âge. Il est d'ailleurs encore plus préoccupant de remarquer l'inaction des pouvoirs publics quant au nécessaire changement de mentalités : pour faire face aux problèmes de la retraite, il va falloir revoir la relation que les Français établissent aujourd'hui entre l'âge et l'activité économique. Quant aux phénomènes sociologiques liés à la pratique sportive, il est avéré que les catégories socioprofessionnelles moins nanties sont moins présentes dans les clubs seniors émergeants. Les retraités sont par ailleurs amenés à se désengager des organisations de retraités qui ne permettent pas leur reconnaissance symbolique et qui n'ont pas un mode de fonctionnement suffisamment démocratique.
D'un point de vue plus pratique, la pratique sportive des seniors doit être empreinte de modération, la compétition et le dépassement de soi n'en sont pas absents, mais un senior ne peut pas pratiquer un sport de la même façon que lorsqu'il était jeune. Il doit savoir ce qu'il est capable de faire sans mettre en péril sa santé. Avec l'âge, la pratique sportive change de nature puisqu'il ne s'agit plus de progresser (sauf si l'on s'est lancé tardivement dans une nouvelle activité), mais de régresser le moins vite possible, de ménager sa longévité dans une activité, et de ne pas se blesser.
De plus, la pratique d'un sport peut permettre d'améliorer sa santé, par exemple de réduire les facteurs de risques cardio-vasculaires. On a déterminé que trois mois d'activité physique modérée suffisent pour diminuer la pression artérielle et réguler la dynamique du corps, nettement améliorée. Chaque type d'activité physique permet d'améliorer des points différents (le tonus musculaire, l'état cardio-vasculaires etc). Il est donc important de proposer aux seniors des activités sportives variées et complémentaires.
Pour Julien Emmanuelli, "faire du sport c'est une manière de sortir du tout sanitaire où la question du vieillissement se trouve habituellement cantonnée".

Carolyne Marcq