Un livre qui intéressera une grande
partie de la population. Les plus de soixante ans constitueront
bientôt le tiers des Français et les plus de soixante-quinze
ans formeront bientôt 10% de la population. Comment motiver l'entretien de ce corps ? Comment
penser l'articulation entre la préservation de la santé
et la pratique du sport ? Comment trouver du plaisir à
l'entretien de son corps ? Quel type de pratique collective du
sport permet d'échapper à la solitude et à
la détérioration du corps, voire à la maladie
? Le livre répond de façon accessible à
toutes ces questions.
- Antoine SPIRE est conseiller éditorial au
Monde de l'éducation, professeur associé à
l'Université de Compiègne U.T.C., auteur, entre
autres, de L'Obsession des origines (Verticales), La Mémoire
(EDP Sciences), Barbarie
de l'ignorance, avec George Steiner(Le Bord De L'eau), et de L'Optimisme de
la volonté, avec Eric J.Hobsbawm (Le Bord De L'eau), Dieu aime-t-il les
malades (Anne Carrière) et Au-delà des apparences avec Jacques
Derrida..
-
Le
livre en trois parties
- 1ère
partie :
-
- Emergence
d'une nouvelle sorte de retraités
Le regard des autres étiquette "le vieux" en
âge, mais on peut rester jeune du fait de son caractère,
de son aptitude à se projeter dans l'avenir, de la diversité
de son activité sociale. En tout état de cause,
aujourd'hui, un homme ou une femme de soixante ans est plus jeune
qu'un quinquagénaire au début du XXème siècle
et on peut se demander si le régime des retraites fait
bien de procèder par couperets législatifs soumettant
chaque classe d'âge à un sort commun. La retraite n'est plus synonyme d'usure physique
et de diminution voire de suppression d'activité. Dans
les professions non éprouvantes physiquement on peut être
en état de travailler efficacement au delà de soixante
ans, dans sa profession d'origine ou dans une autre profession
dont on a acquis la compétence. En tout cas, si l'inactivité
sociale accélère le vieillissement, la poursuite
d'une activité diversifiée, professionnelle ou
non, le retarde. La volonté individuelle est ici essentielle.
Intellectuellement, il n'y a déclin (sauf maladie) que
s'il y a résignation, solitude et auto-dévaluation.
Ainsi, grâce à des conseils nutritifs, médicaux
mais aussi psychologiques, on peut combattre les altérations
de l'âge : pour ce faire, réflexion intellectuelle
et entretien physique sont indispensables pour poursuivre l'intégration
de tout un chacun dans la société. A quelle diversification des modèles de retraite
conduit la mutation des âges ? De nouveaux modèles
d'occupation sont apparus chez les retraités. Au profit
de quels types d'activité ? De quelle nature est la palette
de leurs pratiques sociales ? La participation sociale croissante des retraités
à la vie de la cité s'accompagne de la reconversion
de leur potentiel d'activité, et leur expérience
professionnelle et extra-professionnelle se mue en action créative
sociale dont on se propose d'inventorier la diversité.
Comment l'Etat et les autorités publiques répondent-ils
à ces transformations ?
2e Partie :
-
- Le sport
comme facteur d'équilibre du corps
Dès la fin du XIXème siècle, le sport a
engendré en France une véritable contre-société
calquant ses modèles comportementaux sur ceux du travail
Le sport se donne en miroir idéal; il créé
un mythe d'autant plus prégnant que tendent à s'effacer
par ailleurs transcendance et idéaux. Le sport donne à
croire, il convient parfaitement aux exigences de l'image, du
spectacle, de l'événement. Comment dans ce contexte pratiquer le sport pour
s'entretenir, pratiquer le sport pour moins vieillir ? Il faut
bien se connaître pour progresser. Il faut établir
une moyenne pour se fixer l'objectif de la dépasser. Peut-on
pratiquer le sport de façon mesurée sans s'affronter
au dépassement de ses propres limites ? De longue date,
le sport s'est accompagné d'une réflexion médicale
qui incite à doser l'effort pour éviter le surmenage
sportif au nom de la logique compétitive. Le dépassement de soi s'inscrit dans une logique
de perfectionnement de l'humain à un moment où
l'obsession du progrès rejoint celle de la mesure. Point
de comportement humain qui ne soit quantifié scientifiquement
avec en filigrane le souci de de la performance. Où fixer la limite d'une pratique sportive
qui doit être facteur d'autonomie de la personne et d'amélioration
du confort individuel, sans dénaturation d'un corps incité
à se dépasser pour satisfaire à la compétition
? Comment éviter l'instrumentalisation du corps comme
celle de n'importe quel objet convoqué pour faciliter
la performance ?
3e partie :
-
- La santé
du corps, garante du vieillissement
On sait que la pratique des activités physiques à
partir de soixante ans maintient un bon niveau fonctionnel malgré
l'âge et peut favoriser l'amélioration de certaines
capacités respiratoires, cardiaques, musculaires et articulaires.
Toutes les études montrent que l'exercice physique ralentit
le vieillissement et prévient certaines maladies. Mais
un entretien régulier est indispensable, sinon le bénéfice
obtenu est perdu en quelques mois. La vieillesse heureuse peut s'accompagner d'une pratique
sportive d'entretien, de développement voire de compétition
d'autant plus équilibrante qu'elle se joue avec d'autres.
Ainsi un mieux-être peut il se développer, conduisant
l'individu à se retrouver "bien dans sa peau".
L'accompagnement d'une stimulation sensorielle est indispensable.
Nous vivons en société et on vieillit plus vite
quand on n'a pas conscience de son rôle social. Pratique
du corps et conscience du rôle social doivent donc aller
de pair. Le goût du sport s'apprend et suppose l'acquisition
d'une pratique, mais aussi le développement d'un intérêt
lié au mode de socialisation pratiqué dans le passé.
Qu'est-ce
qu'entretenir son corps ; comment appréhender le corps
comme un fait social ? Les usages du corps s'apprennent. Des
habitudes s'acquièrent en rapport avec la vie de tout
un chacun. Le corps est façonné par la société
et pour la société ; il est caractérisé
par des données matérielles, notamment la taille
et le poids, où se combinent déjà nature
et culture : à chaque époque correspond un système
de modèles et des usages sociaux différents du
corps. Tout cela contribue à forger l'image idéale
du corps de l'homme ou de la femme d'aujourd'hui. Comment motiver l'entretien de ce corps ? Comment
penser l'articulation entre la préservation de la santé
et la pratique du sport ? Comment trouver du plaisir à
l'entretien de son corps ? Quel type de pratique collective du
sport permet d'échapper à la solitude et à
la détérioration du corps, voire à la maladie
?
- DOSSIER
DE PRESSE
-
- Seniorsscopie.com
-
- L'allongement de l'espérance de vie à
la retraite a de multiples conséquences, notamment la
volonté affichée des seniors de prendre soin de
leur santé. La Fédération française
de la retraite sportive (FFRS), créée en 1982,
est une association qui a pour objectif de faire reculer la dépendance
et de contribuer au maintien du niveau de santé des seniors.
Elle a tenu des assises avec pour objets de réflexion
l'émergence d'une nouvelle sorte de retraités "sportifs",
la place du sport dans la vie quotidienne des seniors et le "bien
vieillir" grâce à des activités physiques
adaptées. Une synthèse de ces assises est parue
aux éditions Le Bord de l'eau (2005) sous le titre Retraite
active retraite sportive. L'ouvrage est publié
sous la direction de MM Sauvage (Président de la FFRS)
et Spire. On y trouve notamment les contributions de Jean-Philippe
Viriot-Durandal (sociologue, auteur de "Le Pouvoir gris",
PUF), Isabelle Queval (maître de conférences en
Sciences de l'éducation à l'université de
Paris V et ancienne sportive de haut niveau), Julien Emmanuelli
(chargé de mission en santé publique et en épidémiologie
à la Caisse primaire d'assurance maladie de Paris.
Kofi
Annan a employé l'expression de révolution silencieuse
pour décrire le papy boom que nous vivons aujourd'hui.
Les deux décennies à venir seront celles des 60-84
ans. C'est sur le constat du poids toujours croissant des seniors
que débute cette synthèse. Les seniors deviennent
incontournables dans les domaines de la politique, de l'associatif
et ont un pouvoir économique non négligeable. Les
sondages d'opinion montrent que la préoccupation première
de cette population est la conservation de la santé. Depuis
les années 1980, le nombre de clubs seniors proposant
des activités comme la marche, la gymnastique, les sorties
découverte, les ateliers mémoires
sont de
plus en plus nombreux. La FFRS a souhaité tenir compte
de ces évolutions. Les divers auteurs ont abordé
les points à ne pas oublier lorsque l'on souhaite mener
une action en faveur des seniors. Un point important, et qui est trop souvent négligé
par les différents acteurs de l'associatif senior, est
la diversité de cette population. On a tendance à
concevoir les seniors comme un groupe homogène, plutôt
nanti, grâce à une retraite confortable. Mais ce
n'est pas la réalité, les baby-boomers sont loin
d'être les privilégiés qu'on veut bien nous
présenter. Il existe des problèmes préoccupants
de discrimination par l'âge. Il est d'ailleurs encore plus
préoccupant de remarquer l'inaction des pouvoirs publics
quant au nécessaire changement de mentalités :
pour faire face aux problèmes de la retraite, il va falloir
revoir la relation que les Français établissent
aujourd'hui entre l'âge et l'activité économique.
Quant aux phénomènes sociologiques liés
à la pratique sportive, il est avéré que
les catégories socioprofessionnelles moins nanties sont
moins présentes dans les clubs seniors émergeants.
Les retraités sont par ailleurs amenés à
se désengager des organisations de retraités qui
ne permettent pas leur reconnaissance symbolique et qui n'ont
pas un mode de fonctionnement suffisamment démocratique.
D'un point de vue plus pratique, la pratique sportive des seniors
doit être empreinte de modération, la compétition
et le dépassement de soi n'en sont pas absents, mais un
senior ne peut pas pratiquer un sport de la même façon
que lorsqu'il était jeune. Il doit savoir ce qu'il est
capable de faire sans mettre en péril sa santé.
Avec l'âge, la pratique sportive change de nature puisqu'il
ne s'agit plus de progresser (sauf si l'on s'est lancé
tardivement dans une nouvelle activité), mais de régresser
le moins vite possible, de ménager sa longévité
dans une activité, et de ne pas se blesser.
De plus, la pratique d'un sport peut permettre d'améliorer
sa santé, par exemple de réduire les facteurs de
risques cardio-vasculaires. On a déterminé que
trois mois d'activité physique modérée suffisent
pour diminuer la pression artérielle et réguler
la dynamique du corps, nettement améliorée. Chaque
type d'activité physique permet d'améliorer des
points différents (le tonus musculaire, l'état
cardio-vasculaires etc). Il est donc important de proposer aux
seniors des activités sportives variées et complémentaires.
Pour Julien Emmanuelli, "faire du sport c'est une manière
de sortir du tout sanitaire où la question du vieillissement
se trouve habituellement cantonnée".
Carolyne
Marcq
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