EDITIONS LE BORD DE L'EAU
 
AccueilNous contacterDiffusion
 
 
 
 

 

POLYNÉSIE, LES COPAINS D'ABORD
L'autre système CHIRAC ?

Séverine TESSIER
Genre : Essai (politique)
Collection : «documents »
Format: 14 x 21,5 — 160 pages
Date de parution : FÉVRIER 2005
ISBN : 2-915651-11-6
Prix de vente public :
17 euros TTC
 
Pour commander par email borddeleau@aol.com
Pour commander par courrier Charger le bon de commande
 La Polynésie fait la une des médias. Pourquoi ?
Après vingt ans passés à la tête de l'Assemblée territoriale, Gaston Flosse, grand ami de Jacques Chirac, a été battu par une coalition menée par Oscar Temaru aux élections de mai 2004.
La nouvelle équipe dirigeante a pris l'initiative de faire réaliser des audits sur la gestion passée et... Alors que les premiers résultats commençaient à apparaître (emplois fictifs en grand nombre, concussion, etc.), ce gouvernement a été renversé par le vote d'une motion de censure par l'Assemblée territoriale grâce au passage d'un des élus de sa majorité dans le camp de l'inamovible sénateur UMP Gaston Flosse. Temaru dénonce les «méthodes mafieuses» utilisées par le clan des chiraquiens.
Le Livre de Séverine Tessier décrit « un nouveau système » de financement et d'aides en tous genres aux « amis de Paris ».
Séverine TESSIER est présidente de l'association ANTICOR
et rédactrice en chef de la revue du même nom.
 

L'HUMA - 20 avril 2005
Le paradis sur terre est-il polynésien ?
Politique. Le système clientéliste mis en place par Gaston Flosse reposait sur une caricature de démocratie qui dénaturait le fonctionnement des institutions républicaines en Polynésie.
 
Polynésie : les copains d’abord,
par Séverine Tessier. Éditions Le Bord de l’eau, 2005,
210 pages, 17 euros.
« Et vous aurez un bon Papa Noël... », expression bêtifiante affectionnée par Gaston Flosse, ex-président de Polynésie et toujours sénateur UMP, promettant la lune pour demain à des électeurs espérés murés dans une sujétion infantile et une cécité définitive sur la réalité de son pouvoir. Un pouvoir aux allures de monarchie absolue et aux relents d’affairisme non moins absolu. D’un côté, « une oligarchie qui fait ripaille avec l’argent public », dénoncée par Séverine Tessier dans ce livre qui rappelle quelques vérités, de l’autre, la situation décrite par le député communiste Michel Vaxès, lors du débat parlementaire du 24 novembre dernier, et qui n’a pas fondamentalement changé : « Un taux de chômage s’élevant à 16 %, seulement 30 % d’une classe d’âge arrivant au bac, ou encore une espérance de vie de dix ans inférieure à la moyenne nationale. Tel est le dramatique constat qui ne saurait nous laisser indifférents. »
Derrière le verbiage de « Papa Noël », cet ouvrage éclaire les ravages provoqués dans l’archipel par la stratégie clientéliste de « l’ami personnel » de Jacques Chirac (parrain de l’un de ses enfants). Un paradis moins terrestre que fiscal (l’impôt sur le revenu y est inconnu), prenant appui sur la déjà ancienne loi Pons et alimenté notamment par ce que d’aucuns appellent la « rente Chirac », entendez : le fonds de compensation pour l’arrêt des essais nucléaires. Au bout de la chaîne, un système de gestion entièrement placé sous la dépendance individuelle du président ou celle de ses amis les plus proches. Quant à sa logique politique, elle était d’une simplicité à la limite du caricatural : au citoyen docile, la garantie d’embauche et d’un revenu conséquent ; à l’indocile, l’emploi précaire, voire le chômage, et l’absence de droits sociaux. À la collectivité territoriale votant bien, la mise sous perfusion financière à partir des fonds publics ainsi monopolisés ; rien à celles ayant le mauvais goût d’écouter les arguments de l’adversaire. Enfin un sens indiscutable du renvoi d’ascenseur au profit des amis métropolitains : économiques (les entreprises bénéficiaires ne s’en plaignaient pas), mais aussi politiques, ce qui se traduisait, entre autres, par l’octroi de « pensions de reconversion pour les battus UMP du suffrage universel ». Voir l’actuel ministre Frédéric de Saint-Sernin qui, après un échec électoral, émargea en 1997 au budget de la Polynésie pour une « mission » dont la finalité n’est jamais apparue clairement.
Le système Flosse constituait une sorte de loupe déformante de l’ex-système RPR en métropole. Sur le plan financier, il n’était pas sans évoquer la gestion en vigueur à la Mairie de Paris au bon vieux temps des « affaires ». Sur le plan politique, « Papa Noël » était remonté plus loin dans le temps, créant un équivalent local du défunt SAC (service d’action civique), mais cette fois carrément officiel. Le GIP (groupement d’intervention de Polynésie), rattaché à la présidence à partir de 1998 et dont les effectifs sont près de deux fois plus élevés que ceux de la police et de la gendarmerie nationale en Polynésie française, présente tous les traits d’une milice personnelle. Son rôle a été évoqué dans la disparition, le 15 décembre 1997, du journaliste Jean-Pascal Couraud, ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti. Selon ses proches, JPK était alors en train de boucler son enquête au sujet de la propriété Flosse à Raiatea...
Jean Chatain

20 MINUTES - Le « système Flosse » passé au crible
Jeudi 03 février 2005

Troisième round en Polynésie. Le 13 février, un scrutin partiel est organisé dans les îles du Vent, cinq mois après le retour rocambolesque aux affaires de Gaston Flosse. En mai 2004, « Papa Flosse », président RPR puis UMP du territoire depuis trente ans, avait été battu aux élections territoriales par les indépendantistes d’Oscar Temaru. Du jamais vu. En octobre, il avait repris la main, renversant le gouvernement Temaru par une motion de censure à l’Assemblée. La crise politique avait poussé 30 000 personnes dans les rues de Papeete et provoqué l’ire de la gauche métropolitaine.
Séverine Tessier, présidente de l’association anti-corruption Anticor et collaboratrice du député PS Christian Paul, revient dans un livre au vitriol paru lundi* sur ce « coup d’Etat légal ». « Flosse règne en roi et quand le peuple vote pour le changement, il lui vole sa victoire », dénonce la jeune femme. Et l’élue municipale de Clichy (92) de pointer le « système Flosse » : clientélisme, clanisme et autoritarisme. « Il distribue les subventions publiques aux communes et associations amies, muselle les médias et s’entoure d’une garde prétorienne, le groupement d’intervention de Polynésie, qui compte plus d’hommes que la police et la gendarmerie locales réunies. » En chiffres, cela donne un budget de 29 millions d’euros pour la présidence polynésienne – celui de l’Elysée avoisine les 32 millions d’euros. Et plus de 600 employés. L’Etat français a abandonné le terrain, selon Séverine Tessier. « Il n’y a pas de contre-pouvoir législatif et judiciaire. Flosse est protégé par son petit frère, Jacques Chirac, et répète en Polynésie le système de la Mairie de Paris des années 1980, mais à l’échelle industrielle. » Bastien Bonnefous
* Polynésie, les copains d’abord, éd. Le Bord de l’Eau, 16 e.

A savoir :
vote Le scrutin du 13 février peut à nouveau basculer la majorité à l’Assemblée de Polynésie, les îles du Vent étant la circonscription la plus importante. Plusieurs députés PS se déplacent pour « veiller au bon déroulement » du vote.

TAHITI PRESSE - 07 février 2005
 
[Séverine Tessier, présidente de l'association anti-corruption Anticor et collaboratrice du député PS, Christian Paul, est arrivée à Tahiti dimanche soir. Dès lundi, elle dédicaçait son livre ]
Séverine Tessier dédicace son livre qui décrypte "le système Flosse"
(Tahitipresse) - Séverine Tessier, présidente de l'association anti-corruption Anticor et collaboratrice du député PS, Christian Paul, est arrivée à Tahiti dimanche soir. Dès lundi, elle dédicaçait son livre "Polynésie, les copains d'abord - L'autre système Chirac ?", un ouvrage où elle dénonce plus de vingt années de "politique clientéliste de l'homme fort de Jacques Chirac (…) : Gaston Flosse".
"En mai, les projecteurs se sont braqués sur l'élection qui a mis fin à 20 ans de règne de Gaston Flosse, et tout le monde, à ce moment-là, s'est posé la question de savoir ce qu'était le système Flosse" a déclaré à Tahitipresse, l'auteur de cet ouvrage, Séverine Tessier.
C'est en prenant connaissance des premiers rapports de la Chambre territoriale des comptes que la jeune femme a décidé de consacrer un livre à la Polynésie et plus particulièrement à la manière dont y est géré l'argent public.
"J'ai d'abord épluché tous ces rapports, y compris celui de l'audit, et puis j'ai rencontré beaucoup de sympathisants de l'association Anticor en Polynésie", a expliqué Séverine Tessier qui a terminé cette enquête par un voyage et une série d'entretiens en fin d'année dernière.
A moins d'une semaine des élections partielles aux îles du Vent (Tahiti et Moorea), Séverine Tessier aura réussi son pari. "J'avais envie que le livre sorte avant les élections pour qu'il entraîne une prise de conscience de l'opinion publique française", a souligné l'auteur qui aura travaillé six mois durant à "un rythme assez intense"
Tiré à 3 000 exemplaires, ce livre au vitriol est destiné à la population métropolitaine, dont "le regard est constamment tourné vers la Polynésie depuis les derniers évènements", mais aussi "pour qu'ici en Polynésie, on voit qu'une association comme Anticor s'intéresse à ce qui s'y passe, tout comme dans d'autres collectivités". Séverine Tessier, dénonce dans son livre, la mise en place d'un système en Polynésie qui présente, selon l'auteur, des similitudes avec celui de la Mairie de Paris, à l'époque où Jacques Chirac en détenait les rênes.
La présidente de l'association Anticor, quittera la Polynésie française dimanche prochain, le soir des élections.
"Je reviendrai sans doute dans quelques temps pour suivre l'évolution et peut-être poursuivre l'enquête", a conclu Séverine Tessier qui a déjà commencé une série d'entretiens pour approfondir le sujet et écrire un nouveau livre qui ira peut-être "plus au fond du sujet dans tous les domaines".
Anticor est une association parrainée par l'ex juge Halphen, regroupant des élus de gauche et de droite qui ont choisi de s'unir pour lutter contre la corruption.
SD

ROUGE - 12 février 2005
Les coquins d’abord
Séverine Tessier
Séverine Tessier est présidente d’Anticor, association qui réunit des élus de tout bord contre la corruption. Elle est conseillère municipale à Clichy-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Elle décrit dans le livre Polynésie : les copains d’abord - L’Autre Système Chirac ?1 les mécanismes de corruption dans ce « pays » d’Outre-mer, les détournements de fonds et les liens avec l’ancien maire de Paris. À une semaine de l’élection dans l’archipel des îles du Vent, elle revient sur le système Flosse.
 
Tu viens d’écrire un livre sur la corruption et les détournements de fonds, Polynésie : Les Copains d’abord. Pourquoi ce titre ?
Séverine Tessier - L’objet de mon livre est d’appeler à une prise de conscience de l’opinion publique française sur la situation polynésienne. Derrière un régime bananier, qui profite à un homme et à quelques notables locaux, c’est un système affairiste comme celui de l’ancienne mairie de Paris que l’on a érigé à une échelle supérieure. En arrosant d’abord ses copains avec l’argent public distribué par la France (150 millions d’euros depuis la visite du président de la République en 2003), le président de la Polynésie, Gaston Flosse, a d’abord servi Jacques Chirac et les intérêts de ses amis parisiens. En arrière-plan, c’est donc la question de la présidentielle pour le candidat RPR qui était posée. Les rapports de la chambre territoriale des comptes, les témoins, l’audit réalisé par le cabinet Deloitte le démontrent et laissent penser que, derrière un fouillis apparent s’agissant des emplois fictifs, du logement social, des subventions, on a surtout institutionnalisé le clientélisme et la corruption, permis à des multinationales de prospérer et de s’enrichir, distribué des postes à des ministres RPR-UMP, et des investissements immobiliers pharaoniques à des sociétés proches du RPR.
En quoi les dérives en Polynésie sont-elles différentes des autres affaires de détournements de fonds en métropole ?
S. Tessier - Ces dérives sont d’une ampleur semble-t-il jamais égalée. Elles sont pour la plupart institutionnalisées et parfois même légalisées par les pouvoirs discrétionnaires du président Flosse. Le statut d’autonomie dont dispose la Polynésie française a permis au chef de l’exécutif d’avoir les pleins pouvoirs sur l’utilisation des deniers publics. Ainsi, il distribue de manière arbitraire 10 % du fonds intercommunal de péréquation aux communes « amies », c’est-à-dire du Tahoera, (l’UMP local), privant les communes de l’opposition de moyens de mener des politiques publiques. Ce statut hyperdécentralisé est la plaie de la Polynésie, parce qu’il n’y a presque pas de contre-pouvoir pour contrôler, responsabiliser, permettre tout simplement le rétablissement de l’égalité républicaine. De plus, les autorités de l’État n’ont pas toujours été tout à fait impartiales. Le haut commissaire et certains juges ont semble-t-il épargné Gaston Flosse lorsque ces agissements ont été connus.
Les services que Chirac et Flosse se rendent mutuellement durent depuis longtemps. Pourquoi n’est-ce qu’aujourd’hui que cela arrive sur la place publique ?
S. Tessier - Comme toujours, la lumière est faite au moment où le système se meurt. Ce fut le cas pour l’ancienne Mairie de Paris, lors des années Tiberi. Ici, la crise politique qu’a connue la Polynésie française en octobre, après l’élection en mai d’Oscar Temaru, a révélé l’implication du gouvernement français dans la crise. Mais c’est aussi à ce moment que l’on a découvert les rapports de la chambre territoriale des comptes, montrant qu’un ancien ministre, Jean-Jacques de Perretti, avait été salarié de la délégation de Polynésie à Paris. Cette information complétait ce que révélait déjà le livre de Georges Quémar, Paris Mafia : le fait que des fonctionnaires et chargés de missions étaient régulièrement détachés de la mairie de Paris à la Polynésie, dont certains pour gérer les affaires politiques du RPR...
De nombreuses mises en examen de Flosse n’ont jamais abouti. Quel espoir pour les instructions en cours et à venir ?
S. Tessier - La première étape doit être la sanction démocratique. Il faut arrêter le désastre ! Ensuite, la justice doit cheminer, de nouvelles nominations et la pression douce que pourront exercer médias et citoyens pour demander des comptes contribueront sûrement à faire avancer les choses. Il est indispensable que la justice ait aussi davantage de moyens. La Polynésie doit enfin être dotée d’un pôle financier avec des juges experts en matière de blanchiment, par exemple pour contrôler les circuits financiers, etc. Ma conviction est que notre espoir repose sur une profonde réforme des institutions qui donnera lieu à une nouvelle République, au cœur de laquelle les citoyens auront une vraie place, et où les pouvoirs s’équilibreront enfin par de réels contre-pouvoirs. C’est sans doute un des sujets majeurs de la prochaine présidentielle.
Tu es présidente d’Anticor. Quelles actions menez-vous par rapport à la Polynésie ?
S. Tessier - L’association des élus contre la corruption compte depuis peu des adhérents parmi les élus polynésiens. Avec les nombreux soutiens qui se sont manifestés depuis quelques semaines, nous allons pouvoir monter un groupe local des amis d’Anticor, comme nous le faisons partout en France. Cela permet de maintenir une exigence permanente sur le terrain et de fédérer des initiatives éparses, jusqu’ici autour de la lutte contre la corruption. Nous allons commencer par des réunions publiques et des diffusions de tracts, et je pense venir avec Éric Halphen, président de notre comité de parrainage, pour y prendre part dès ce mois-ci. Enfin, avec le livre, je vais animer des réunions publiques partout en France durant toute l’année 2005, pour faire connaître la situation et demander à rencontrer un certain nombre de dirigeants politiques afin qu’ils s’engagent à restaurer l’honnêteté en politique. Un grand chantier nous attend, sur la Polynésie et au-delà.
Quels sont vos autres terrains d’intervention ?
S. Tessier - Nous nous intéressons de près aux fonctionnements des institutions, mais aussi à la formation des élus et au développement de tous les moyens d’action et d’informations pour mener ce combat citoyen. Je me suis penchée sur le rôle des médias, l’organisation des marchés publics et, de manière plus étendue, sur l’exercice d’une responsabilité politique et ses risques, notamment humains, comme sur la gestion des eaux, ainsi qu’aux liens entre les décideurs publics et les entreprises. Nous menons actuellement un grand débat sur le financement de la vie politique depuis la loi de 1995. n
Propos recueillis par Bernard Alleton
1. Le Bord de l’eau, janvier 2005, 210 p., 17 euros.
Wahlen - Elections: Elections en Polynésie
 


RED GLOBE - Posted on Friday, 04.February. @ 11:53:30 CET
Topic: Polynesia Polynesia
POLYNÉSIE: Vote aux îles du Vent
Ce 13 février, les électeurs de la seule circonscription des îles du Vent iront voter de nouveau pour désigner leurs 37 représentants à l’Assemblée de Polynésie.
Les 20 autres élus, majoritairement pro-Flosse, restent en place comme l’a décidé Girardin, la ministre de l’Outre-Mer du gouvernement Raffarin, à la demande de Gaston Flosse. Le système électoral mis en place à la demande de Flosse prévoit la proportionnelle, mais avec une prime de 33 % d’élus à la liste arrivant en tête, ce qui assure la majorité à l’assemblée du pays. La liste de l’Union pour la démocratie en Polynésie, conduite par Oscar Temaru, était arrivée en tête au printemps 2005, et elle avait donc emporté la présidence du pays, mettant fin à trente ans de pratiques liberticides et mafieuses (voir à ce sujet le livre de Séverine Tessier, Polynésie : les copains d’abord. L’autre système Chirac, éditions Le Bord de l’eau, 2005). Cette défaite d’un obligé de Chirac, qui a su lui vendre chèrement un terrain d’essais nucléaires, une réserve de voix électorales et quelques circuits de recyclage d’argent public n’a pas été acceptée à Paris. Il n’a fallu que quatre mois pour « convaincre » un élu de changer de camp et faire ainsi basculer la majorité, permettant le retour de Flosse au pouvoir. La mobilisation massive et pacifique de la population exigeait le retour aux urnes de tous les électeurs polynésiens. Le pouvoir colonial a tout fait pour empêcher ce scrutin, il a néanmoins dû accepter une élection partielle dans le plus grand archipel. La liste Temaru est au coude à coude, dans les sondages, avec celle de Flosse. Elle a le soutien de l’ensemble de la gauche métropolitaine, qui a, tout de même attendu trente ans pour se rendre compte de la perversité du système Flosse. Sous Mitterrand, Flosse n’avait pas eu à se plaindre du gouvernement colonial de la gauche plurielle... Apparemment, la cure d’opposition à laquelle elle s’est soumise a donc été salutaire. La LCR, pour sa part, continue son soutien au combat pour l’indépendance de toutes les colonies françaises.
Bernard Alleton
Rouge n° 2097

La corruption en conférence
mardi 8 février 2005 17:00
 

L'association anticorruption Anticor a organisé une conférence-débat à l'assemblée de la Polynésie française mardi 8 février 2005. Près de trois heures durant, les intervenants ont discuté du thème " gestion publique et démocratie ".
Pas moins de cent cinquante personnes se sont réunies dans la salle des conférences de l'institution vers 17 heures, pour entendre les idées de Séverine Tessier, présidente de l'association et auteur du livre "Polynésie : les copains d'abord", et le juge Eric Alphen, sur le thème "gestion et démocratie". Après avoir souhaité la bienvenue aux participants, le président de l'assemblée, Hirohiti Tefaarere a souligné le rapport qui existe entre gestion publique et démocratie. "Il ne peut y avoir de démocratie sans gestion transparente des deniers publics et il ne peut y avoir de gestion transparente sans démocratie", a-t-il déclaré. Par ailleurs, le président a fait un état des lieux du contrôle de la gestion publique "guère satisfaisant" en Polynésie et a cité l'ouvrage de Séverine Tessier en référence.
 
Séverine Tessier et le juge Eric Alphen lors de la conférence sur la corruption (photo APF)
Puis, Séverine Tessier a décliné les missions d'Anticor dont l'objectif principal est la lutte contre la corruption. Elle a poursuivi avec la présentation de son ouvrage dans lequel elle parle de "corruption institutionnelle légalisée en Polynésie avec le pouvoir dans les mains d'un seul homme". "Si nous faisons irruption aujourd'hui en pleine campagne électorale c'est parce qu'on appelle à un changement dans la gestion des deniers publics", a-t-elle signifié.
Enfin, le juge Eric Alphen a dénoncé les travers de la justice en évoquant notamment les problèmes de délais dans le suivi d'enquêtes judiciaires d'où un souci d'efficacité. Selon lui, "une justice indépendante sans police judiciaire indépendante ne sert à rien". Par ailleurs, il a suggéré le mandat unique renouvelable une seule fois pour chaque politique afin de "voir émerger des gens nouveaux avec des idées nouvelles", sans oublier l'engagement de se comporter en bon citoyen car "les gens qu'on élit, c'est pour qu'ils s'occupent de l'intérêt général et non de l'intérêt personnel". Avant de laisser la parole au public, qui fit de nombreux commentaires, le magistrat judiciaire a conclu en affirmant qu'Anticor ne venait pas stigmatiser la corruption mais montrer le chemin en vue d'un changement.
 


POLYNESIE - FORUM, 12H
Séverine Tessier (Anticor)
invitée de nouvelobs.com
NOUVELOBS.COM | 18.02.05 | 08:36
Séverine Tessier (Anticor)<br>invitée de nouvelobs.com Séverine Tessier, auteur de "Polynésie, les copains d'abord - L'autre système Chirac?" (Editions Le bord de l'eau, février 2005) sera le vendredi 18 février de 12h00 à 14h00 l'invitée des forums de nouvelobs.com.
Vous pouvez d'ores et déjà lui poser vos questions en cliquant ici.
Séverine Tessier est élue municipale de la ville de Clichy (92) et collaboratrice parlementaire de Christian Paul, ancien secrétaire d'Etat socialiste chargé de
l'Outre-mer. Elle est également présidente et co-fondatrice, avec le juge Eric Halphen, de l'association Anticor (Elus contre la corruption) et est membre fondatrice de la Convention pour la VIe République, mouvement présidé par Arnaud Montebourg.
 
 
Quotidien Perm@nent - Forum du 18/02/2005 avec Séverine Tessier
(présidente d’Anticor, association des élus contre la corruption, auteur de "Polynésie, les copains d’abord - L’autre système Chirac" (Edit. Le bord de l’eau, fév. 2005, 160 pages, 17 euros))

question de : Internaute (postée le 15/02/2005 à 17h19)
> Flosse, Eyadema, Arafat, Elassad, Hussein: les "amis du president" tombent les uns apres les autres. Ne serait-il pas temps d’en tirer les consequences ?
> Je ne répondrai que sur Gaston Flosse. Comme bien d’autres élus douteux qui ont été condamnés ou sont gravement mis en cause par la justice, Anticor propose qu’ils n’aient plus l’investiture de leur parti.

question de : Internaute target= (postée le 15/02/2005 à 18h42)
> Concrètement le Parti Socialiste va t-il faire bouger ces institutions et prendre en compte les propositions de la C6R dont tu es membre ?
> Je le souhaite. C’est un des enjeux de son projet pour les présidentielles et sans doute un des moyens de changer les pratiques politiques.

question de : Internaute target= (postée le 15/02/2005 à 18h39)
> Dans le PS il y a des élus qui ne respectent pas les engagements du dernier congrès sur le cumul des mandats et des fonctions. Que fait -on ?
> Une des propositions principales d’Anticor est de limiter les mandats très strictement. Cela permet de lutter contre la corruption en évitant le piège des amitiés affairistes et du clientélisme. Pour ce qui est du PS, comme les autres partis politiques, nous tentons de les pousser à changer leur politique d’investiture.

question de : Internaute target= (postée le 15/02/2005 à 18h40)
> L’union des minoritaires au PS va t-il se concrétiser lors du projet socialiste ?
> Je ne suis pas en mesure de répondre.

question de : Internaute target= (postée le 15/02/2005 à 18h41)
> En tant qu’élus que penses tu du concours photos que cite souvent le Canard et ou ton maire est dans le hit parade ?
> C’est consternant. Certains élus nous discréditent il faut se désolidariser d’eux. C’est ce que j’ai fait à Clichy lorsque j’ai demandé à mon maire de quitter ses fonctions exécutives le temps que la justice fasse son travail.

question de : Internaute (postée le 16/02/2005 à 09h16)
> bravo, pour ce livre. en dehors du lien entre Chirac et flosse, vous faites un lien avec les essais nucléaires dans le pacifique, pourquoi ?
> Pendant lontemps, on a fermé les yeux sur ce qui se passait en Polynésie au nom de la raison d’Etat. Il ne fallait surtout pas aller voir de trop près comment l’argent public était géré. On a donné tous les pouvoirs et beaucoup d’argent public à Gaston Flosse pour faire barrage aux indépendantistes. Depuis le début, il y a un pacte originel de corruption. Il fallait bien monayer le soutien aux essais nucléaires. Depuis la fin des essais nucléaires nous sommes passés de la raison d’Etat à la raison Chirac.

question de : Internaute (postée le 16/02/2005 à 10h14)
> Bonjour, Que signifie ANTOCOR, exactement ?
> Anticor est l’association des élus anti-corruption qui, de droite comme de gauche, partagent un même idéal républicain et souhaitent réhabiliter l’action politique. Nous avons aussi un comité de parrainage composé de personnalités dont le juge Halphen et nous allons lancer tout prochainement l’Association des amis d’Anticor pour permettre à tout citoyen de participer à nos actions.

question de : Internaute (postée le 16/02/2005 à 10h15)
> Si Gaston Flosse est si corrompu, pourquoi le peuple continue-t-il à voter pour lui ? Pourquoi n’a-t-il pas profité de l’élection partielle récente pour voter "en masse" pour son principal adversaire ? La situation n’aurait pas été si compliquée aujourd’hui !!
> L’élection partielle qui vient d’avoir lieu prouve au contraire que la population rejette massivement le système clientéliste mis en place par Gaston Flosse. Malheureusement ses amités élyséennes le couvrent encore. Le changement est inéluctable à Tahiti comme ce fut le cas à Paris. Il temps que les partis politiques choisissent aussi de mettre sur la touche ces élus qui donnent le sentiment que nous serions "tous pourris".

question de : Internaute (postée le 16/02/2005 à 11h04)
> Est ce que les expressions de "corruption attitude" pour Gaston Flosse et de "complaisance attitude" pour l’Elysée vous paraissent exactes et appropriés?
> Oui, parfaitement appropriées. Je me méfie toutefois des slogans. Il est temps de répondre par "l’intransigeance attitude".

question de : Internaute (postée le 16/02/2005 à 12h47)
> Les départements d’outre mer sont les derniers souvenirs de l’empire colonial français et sont gérés par Paris avec souvent beaucouip de suffisance et de désinvolture.Pensez vous,alors que certains refusent l’entrée de la Turqie dans l’Europe pour des raisons géographiques que les territoires d’outre mer sont aussi la France,alors qu’ils sont pour la plupard aux antipodes de l’Europe.
> Assez d’accord sur le néocolonialisme. Plus généralement, une partie de la classe politique reste autiste et sourde à la volonté d’émancipation des territoires et départements d’oure-mer. On a longtemps diabolisé le mouvement indépendantiste en Polynésie. L’un des principaux problèmes repose sur le fait que l’action de l’Etat est largement discréditée (notamment par les pratiques de certains hommes politiques dans les anciens fiefs chiraquiens) et que la République ne sait pas reconnaître sa diversité. Sur la Turquie, la question est sans doute plus complexe.

question de : Internaute (postée le 16/02/2005 à 14h34)
> L’UMP est entierement une gangrene pour les institutions française.Quelle différence entre profiter et fermer les yeux?
> C’est le modèle des insitutions de la Ve République dans lesquelles il n’existe que très peu de contre-pouvoirs. Le statut d’autonomie dont bénéficie Gaston Flosse en Polynésie lui a permis de distribuer l’argent public à sa guise pour "ses copains d’abord". Pour que les choses changent au-delà des hommes, les institutions et les partis politiques doivent aussi évoluer. Je crois qu’à l’UMP il y a des hommes et des femmes de valeur qui ne se résignent pas à limiter leur choix entre profiter et fermer les yeux.
question de : Internaute (postée le 16/02/2005 à 14h28)
> Quand l’UPM aura accomplit sa purge (c’est à dire jamais), qui restera-til? Simone Weil,toute seule ?
> Il y beaucoup d’élus, notamment de jeunes élus, à l’UMP (comme dans les autres partis) qui ont envie de servir la population et de redonner à la politique ses lettres de noblesse. En Polynésie, madame Béatrice Vernaudon, députée UMP, s’est clairement démarquée de Gaston Flosse en exprimant "on ne gouverne pas contre son peuple". L’espoir est donc permis... même à l’UMP.

question de : Internaute (postée le 16/02/2005 à 14h24)
> J’adore vous écouter à la radio!
> Sympa.

question de : Internaute (postée le 16/02/2005 à 19h22)
> fLOSSE A DEVALISE LA POLYNESIE !COMMENT LUI FAIRE RENDRE GORGE UN JOUR,SANS QU IL NE FASSE APPEL A SON PROTECTEUR DE L’ELYSEE ?
> Les urnes ont parlé le 13 février. Si ni Flosse ni Chirac ne l’entendent la facture sera lourde en 2007.

question de : Nicolas (postée le 16/02/2005 à 20h01)
> ia orana Severine ! Merci pour votre livre ! Mes question : Quelles sont les actions que l’assotiation anticor vat elle envisager contre Gaston Flosse ? Que pourra Faire Mr le Président Temaru contre des societes comme Suez et lyonnaise des Eaux qui en polynesie detiennent les marchés publique de l’eau de l’electricité et des ordures ? comme nous le savons ici une grosse machine a sous pour un certain parti de droite :) Taui ! Taui ! Taui roa !
> Ia orana. Anticor va monter un groupe local en Polynésie qui sera animé par des Tahitiens. Nous espérons pouvoir leur donner les moyens pour s’adresser à la population, organiser des réunions, bref militer comme nous le faisons partout ailleurs et pour interpeller les élus qui manqueraient à leurs devoirs. Monsieur Témaru est un grand résistant. Dans sa commune Faa’a il a placé en régie municipale la gestion des eaux, ce qui permis de réaliser d’importantes économies. Il y a encore beaucoup de travail à faire pour éviter que ces sociétés aient le monopole. Et il faut aussi être suffisamment vigilants pour savoir leur demander des comptes sur leurs réalisations.

question de : Internaute (postée le 16/02/2005 à 20h57)
> Habitant Tahiti je ne pourrai rejoindre le forum pour cause de décalage horaire. Cependant, voici ma question : - Quels sont les moyens de droit dont un simple citoyen et électeur dispose concrétement pour poursuivre M. FLOSSE ( emploi fictifs, écoutes illégales, prise d’intérêts )? et l’écarter définitivement de la vie publique.
> En tant que citoyen contribuable il est toujours possible de déposer des plaintes lorsque des abus sont constatés. M. Yves Conroy est un citoyen qui a déposé des plaintes pour emplois fictifs en Polynésie. Cela a conduit à la mise en examen de Gaston Flosse. Ceci étant, la justice reste très "cocotière" à Papeete en cela l’Etat a sa part de responsabilité dans les nominations et les moyens qu’il donne, ou ne donne pas, à la justice.

question de : Internaute (postée le 17/02/2005 à 14h25)
> séverine, j’ai eu le plaisir de lire votre livre , je l’ai trouvé trés bien , félicitations : la france est elle responsable du blocage institutionnel en polynésie ? Pourquoi gaston flosse est encore soutenu par jacques CHIRAC ? Y a t il un pacte de corruption ?
> - Oui. - A votre avis ? - Oui

question de : melusin (postée le 17/02/2005 à 18h27)
> Pensez vous que les independantistes soient manipulés par des puissances exterieures ?
> Une chose est sure, Gaston Flosse qui se prétend le meilleur garant de la cohésion républicaine en Polynésie est le premier à la discréditer. Il est sous influence extérieure... à Paris. Sur le mouvement indépendantiste, le problème vient surtout de l’intérieur. Après avoir colonisé la Polynésie, envoyé des bombes dans le Pacifique, on a volé leur victoire aux Tahitiens. Pas besoin d’influence extérieure pour être assez en colère. Pourtant, aujourd’hui s’écrit une nouvelle page de l’histoire de la France en Polynésie... peut-être une réconciliation?

question de : Internaute (postée le 17/02/2005 à 18h33)
> Quel avenir politique et économique pour la polynésie sans réelle majorité
> Pour l’instant, nous n’en savons pas assez sur l’évolution possible. Peut-être que de nouvelles élections, générales cette fois ci, auront lieu si la Polynésie est ingouvernable. Mais l’espoir est encore permis.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 11h31)
> Comment prenez vous la proposition d’un gouvernement d’union faîtes par Gaston Flosse?
> M. Flosse refuse de jouer le jeu de la démocratie. Il a régné sans partage pendant 20 ans. Ce n’est pas très sérieux. Il s’accroche parce qu’il veut maitriser sa succession mais les urnes ont parlé. C’est un homme politique d’un autre âge qui se prend pour un monarque de droit divin. Faut-il ajouter l’humiliation à la défaite?

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 11h32)
> Bonjour A votre avis, le fait que Flosse n’ait pas tenu sa promesse de démissionner en cas de défaite va-t-il avoir des conséquences ?
> Après avoir renversé Oscar Témaru en négociant avec le premier élu sur le marché (certains ont parlé de corruption et des plaintes ont été déposées) il croit peut-être pouvoir encore acheter des élus. Or, aujourd’hui, M. Flosse est un homme seul. Il n’est même plus soutenu dans son parti le Tahoera. Seul Chirac le soutient comme la corde soutient le pendu. Il n’y en a plus pour longtemps. Pourvu que les élus centristes prennent leurs responsabilités.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 11h34)
> Salut, Comment voyez vous l’avenir de la Polynésie : un pays indépendant? une région autonome ?
> C’est aux Polynésiens d’en décider si un jour la question leur est posée. "Mais si je laissais parler le coeur, nous resterions ensemble" (François Mitterrand)

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 11h34)
> Quel est votre lien avec la Polynésie ?
> Un membre de ma famille a fait son service militaire sur l’atol d’Hao. Depuis je suis avec beaucoup d’intérêt ce qu’il se passe sur ce territoire de l’autre bout du monde. Mon lien avec la Polynésie est autant citoyen qu’affectif.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 11h35)
> Pourquoi êtes vous élu en France ?
> Je suis née à Paris, je vis à Clichy.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 11h37)
> Christian Paul était il y a quelques jours à votre place. Avez vous travailler sur le dossier du Peer-to-peer? Avez vous une position sur le sujet ?
> Oui, je suis avec intérêt ce dossier. Il est assez scandaleux qu’un ministre qui a été condamné pour blanchiment fasse des leçons sur la lutte contre le piratage!

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 11h39)
> Question classique : Si la situation est si grave en Polynésie, pourquoi la gauche n’a-t-elle rien fait pour faire le ménage lorsqu’elle était au pouvoir ?
> Comme tous les autres pendant longtemps elle a refusé de sortir de sa torpeur en gardant le silence au nom de la raison d’Etat qui a aussi servi François Mitterrand. Depuis le 21 avril, la classe politique réalise peut-être qu’il est temps de changer d’ère.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 11h40)
> Vous avez prévu quoi ce soir ? y’a moyen de suivre le vote depuis la métropole?
> Je suivrai avec beaucoup d’intérêt en regardant les dépêches et en écoutant la radio. Je vous suggère d’aller sur le site de radio Tefana et RFO.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 11h43)
> La corruption est-elle plus important à gauche ou à droite ?
> La corruption n’a pas d’étiquette politique. Il y a même des élus d’extrême-droite qui ont eu des condamnations. En revanche, le combat contre la corruption doit rassembler tous les élus qui défendent les valeurs de la République.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 11h42)
> Quelles sont actuellement les activités d’Anticor? Il y a-t-il certains scandales ou faits de corruptions dont vous auriez été témoin dans vos fonctions et dont vous ne pouvez pas parler ?
> - Anticor organise des débats publics partout en France pour aller perturber la douce quiétude de quelques élus douteux. Nous avons une revue, nous essayons de ne pas nous en tenir au constat sur les affaires et de faire des propositions. Pour cette année beaucoup de projets d’actions militantes originales en perspectives. Pour en savoir plus : anticor@noos.fr. - Oui.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h29)
> quid de l’intervention de la cour des comptes en polynesie ?
> Nous l’attendons tous. Le rapport d’audit a mis en évidence de nombreux disfonctionnements dans la gestion du territoire.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h29)
> avez vous pu enqueter correctement en polynesie et combien de temps y etes vous resté ?
> Oui, mais j’aimerais bien poursuivre. Je suis venue 15 jours en décembre et 8 jours pendant la campagne électorale.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h32)
> Quelle est votre opinion sur l’indépendance de la polynesie et sus ses chances de survie ?
> L’indépendance est possible si les Polynésiens d’abord le souhaitent. Dans ce cas, il faudra permettre l’émancipation économique, fiscale du territoire avant même de l’envisager.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h25)
> bonjour, combien de fois etes vous allé en Polynesie pour avoir pu ecrire un livre si bien documenté ?
> Deux fois. Une fois pour écrire le journal de voyage. J’ai eu beaucoup de contacts sur place (journalistes, citoyens, responsables politiques, etc). J’ai pu consulter les rapports de la chambre territoriale et l’audit ainsi que de nombreux ouvrages à distance grace aux merveilles de la technologie.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h33)
> Après "Polynésie, les copains d’abord", quel sera votre prochain livre ?
> La suite peut-être... Il y a tellement de choses à raconter.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h35)
> je rebondis sur la question du soutien de Chirac à flosse. Pourquoi ne le lache t’il pas aujourd’hui vu que ca se gate sérieusement? Ce n’est pas juste parce que c’est le parrain de ses enfants ? non ?
> Oui, le petit Jacques Flosse (si si, c’est vrai!) des liens familiaux, amicaux et financiers semble-t-il. La Polynésie est à l’échelle industrielle ce qu’a été la mairie de Paris. Il est donc normal que Chirac et Flosse redoutent l’inventaire.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h40)
> vou triez les questions, non ?
> Non.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h41)
> que va t’il se passer maintenant, ne pensez vous pas que la majorité de temaru et fragile puisuq’il n’en n’a pas vraiment ?
> Déjà répondu.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h43)
> Temaru n’a pas l’expérience du pouvoir, son équipe non plus ?Même si la polynesie ne représente qu’une petite préfecture française, encore faut-il avoir un peu d’expérience pour gouverner (faire un budget par exemple). Comment compte t’il s’y prendre maintenant? Le risque n’est il pas de tomber dans la non décision.
> Il faut bien une première fois. Là, c’est même la deuxième puisqu’il a déjà gouverné quatre mois. Maintenant, une équipe comprennant des personnes expérimentées et des nouvelles têtes sera probablement mise en place. De toute façon, rassurons nous, ce sera toujours bien mieux que Gaston Flosse qui, après 20 ans, ne sait toujours pas passer un marché public dans les formes !

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 13h12)
> G.FLOSSE va être "démissionné" dans le w.ee.Le président Chirac peut-il légalement et tout seul dissoudre l’assemblée de Polynésie avant, pour qu’il reste au pouvoir?
> De mémoire, il doit être saisi d’une demande de dissolution par le président de la Polynésie. Mais de toute évidence, il paraît peu probable qu’on en arrive là, même si la maison Chirac brûle.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h35)
> Comment avez-vous fait pour sortir ce livre aussi rapidement ?
> C’est le fruit d’un travail intense et passionné et j’en remercie mon éditeur Le bord de l’eau qui dès le départ tout mis en oeuvre pour faciliter une sortie rapide.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h55)
> bonjour, marié à une polynésienne de Tahaa, je me suis rendu plusieurs en Polynésie et mon dernier séjour remonte aux mois d’octobre et novembre. Ma question: interprétez-vous le résultat des elections comme un plébiscite d’Oscar Temaru ou un rejet massif de Gaston Flosse et de son système ?
> Les citoyens ont clairement et massivement exprimé leur rejet du système Flosse et ils ont choisi Oscar Temaru pour les représenter.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h52)
> Pourquoi parle-t-on si peu de ce qui passe en Polynésie (sauf cesderniers temps et de façon minime)?
> Pendant longtemps on a mis le couvercle sur la marmite à cause du secret défense. Aujourd’hui c’est terminé et puis les leaders politiques pensent à la présidentielle de 2007.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h52)
> Quel est votre lien avec la Polynésie ?
> Déjà répondu.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h54)
> On entend peu en métropole la société civile s’exprimer... Que disent de la situation les patrons, les syndicats, les profs ??
> Un comité pour la démocratie en Polynésie a été constitué. Il comprend de nombreuses associations et personnalités. Il y a aussi des associations comme la Ligue des droits de l’homme ou l’Aven (Association des Vétérans des Essais Nucléaires) qui oeuvrent depuis longtemps pour sensibliser l’opinion publique française sur ce qu’il se passe en Polynésie.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 12h54)
> êtes-vous aussi mignonne dans al vraie vie que sur la photo qui vous présente? Et si oui, où puis-je vous rncontrer?
> Jocker.
question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 13h18)
> Et Chirac dans tout cela ? Comment interprétez-vous les silences de l’Elysée sur cette affaire ?
> Comme vous surement. Qui ne dit mot consent.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 13h38)
> pensez-vous qu’il serait préferable d’avoir des elections générales rapidement que de rester dans une situation politique fragile, au risque de connaitre des retournements de veste arrangés comme au mois d’octobre dernier ?
> Il aurait fallu dissoudre depuis le départ comme nous l’avions demandé et comme de nombreux citoyens de Polynésie l’ont souhaité. Si Oscar Temaru n’a pas la majorité absolue, il faudra peut-être revenir devant les électeurs mais il y a aussi un risque. A trop jouer avec la démocratie, on peut craindre que les Polynésiens ne finissent par penser que voter ne sert plus à rien.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 13h42)
> Cher collègue Pourquoi etre allée jusqu’en Polynésie pour y dénoncer la corruption,alors qu’il suffit d’aller prospecter dans le filon des Hauts de Seine pour retrouver les nombreux initiateurs de multiples systèmes de corruption nationaux et internationaux?Mr SETTERAHMANE maire adjoint de clcichy92
> Cher collègue L’un n’exclut pas l’autre. Vous le savez bien, nous ferraillons dur aussi contre les canailles des Hauts-de-Seine et d’ailleurs je serais heureuse de vous retrouver à nos côtés. Merci pour vos questions. Restons vigilants pour la suite et bienvenus à toutes celles et tous ceux qui veulent entrer en résistance.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 13h35)
> Sachant qu’on ne peut utiliser le joker deux fois : où puis-je avoir le plaisir de vous rencontrer ?
> En adhérent à Anticor si vous êtes élu et aux amis d’Anticor si ce n’est pas le cas. Jean-Pierre Roux, notre coordinateur national se fera un plaisir de vous accueillir.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 13h35)
> Vous arrive-t-il de consulter le site de nouvelobs.com et qu’en pensez vous, et notamment de son suivi de la polynésie?
> Très souvent. Ce site est très utile pour avoir connaissance rapidement d’un sujet et en particulier très réactif sur la Polynésie.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 13h34)
> De nombreux élus ont fait le déplacement en polynésie avant les élections. sauf l’UMP comment ecxpliquez vous cela?
> En effet, Nicolas Sarkozy a indiqué à son "ami" Gaston Flosse qu’il ne viendrait qu’après sa victoire, sachant qu’il pouvait gagner tout seul. Ca ressemble clairement à un largage et c’est tant mieux.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 13h37)
> Savez vous a combien d’exemplaires en est votre bouquin?
> Premier tirage à 4.000 déjà épuisé et on est reparti pour un gros tirage. Je ne saurai vous dire combien exactement. De plus le livre est demandé en anglais pour la Nouvelle-Zélande où il est présenté comme un best-seller sous le titre "My friends first".

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 13h37)
> Politiquement, qu’est-ce qui sépare Nicole Bouteau d’Oscar Temaru?

> Presque rien, que des mots. L’une est autonomiste et revendique désormais aussi l’autonomie économique tout en restant juridiquement ratachée à la France. L’autre souhaite à terme une indépendance de la Polynésie. En réalité le débat local se focalise sur des questions institutionnelles et l’on ne parle quasiment pas des vraies différences en terme de politiques publiques.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 13h40)
> Vous intéressez vous aux autres camps fortifiés de la chiraquie dans les Dom tom, genre Lucette Michaux-chevry (pardon si l’orthographe est inexacte)

> Oui bien sûr. Nous allons développer nos réseaux partout où nous trouverons des contacts. Il est important d’agir concrètement sur le terrain pour sensibiliser les élus et les populations.

question de : Internaute (postée le 18/02/2005 à 13h40)
> Pensez-vous que votre livre ait contribué à la victoire de Temaru ?

> Peut-être a-t-il contribué à une prise de conscience que la corruption des uns ne fait pas le bonheur des autres. Nous avons mené campagne pendant les élections régionales et européennes pour appeler à la prime à l’éthique et démentir ceux qui prédisaient la "prime à la casserole".

http://www.acme-eau.com/index.php?action=article&id_article=113098