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- Frédéric
Villar
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- Jivaros Jivaros
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- roman
72 pages - Format 12x21
ISBN : 2-915651-30-2
Pour
écrire à l'auteur
Date de parution
: 17 août 2005
Prix de vente public : 8 euros TTC
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compris en CEE
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- Les maux de
tête accompagnent le narrateur tout au long de ce retour
à la lucidité acide. Sa tête lui semble réduite
façon «Jivaros»... Soudain une jeune femme,
amie de son ex, lui confie son enfant, un bébé...
- Un homme, la
quarantaine, se reveille après une soirée plus
quarrosée... Sa femme la quitté la
veille. Alcool, rupture amoureuse, crise du couple, mal-être,
etc. autant de thèmes que lauteur revisite dune
écrite fine et précise pleine d'humour sans jamais
être outrancière. Jusquau bout lauteur
nous tient en haleine.
- Un texte dense
qui laisse apparaître une critique sociale, larrière-plan
dune société atomisée. Sous la banalité
de nos existences sans but perce le malaise dune vie sans
espérance.
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- Frédéric
Villar est cadre commercial dans une PME. Il a publié
en 2001 Boomerang,
ouvrage de nouvelles salué par la critique aux éditions
Plein sud.
- Le
début du roman
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- Une vive migraine
due à la charge dalcool frénétiquement
ingurgitée durant la nuit me ceignait le crâne tandis
que labsence de Josefa constatée dès
mon réveil dans notre lit de 160 sur 200 me saignait
le cur.
Je goûtais cependant ma douleur et la relativisais, attendu
quune minute en amont, un songe déliriumnesque mavait
précipité dans une cage de bois doù
jentendais nettement le chef des Jivaros hésiter
entre une réduction de ma tête à la taille
dune orange sanguine et une injection de curare. La porte
de limmeuble, en claquant lourdement, me tira de cette
affligeante situation mais elle me plaça droit comme un
pin face à une journée à qui je navais
nulle envie dêtre présenté.
Javais dormi seul, habillé, imbibé, sans
même avoir ôté mes chaussures. Deux délicats
paliers furent nécessaires à mon lever. Lun
simplement pour masseoir, lautre ensuite pour obtenir
de mes jambes quelles daignassent supporter la partie supérieure
de mon corps. En outre, je nétais pas complètement
débarrassé des Jivaros : voyant que je leur
échappais, ils mexpédiaient de leurs sarbacanes
des fléchettes qui magaçaient les temporaux.
Et les tirs de ces Indiens-là étaient dune
méchante précision.
Après avoir retourné entièrement le tiroir
du bureau, je parvins à mettre la main sur un petit cachet
blanc dans lequel je fondais beaucoup despoir. Je lengloutis
tout rond, fis valdinguer mes vêtements aux quatre coins
de la pièce et regagnai mon lit afin doffrir
magnanime une seconde chance à cette journée.
- Cest à
ce moment, je crois, que je vis la gamine.
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