EDITIONS LE BORD DE L'EAU
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Michel BÉNÉZECH
 
La chair de l'âme
 
Essai-récit littéraire
Format : 12 x 20,5 — 128 pages
Date de parution : janvier 2007
ISBN : 2-915651-59-0
 

Prix : 12 € TTC
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Le cimetière des fous,
par Michel BENEZECH
Un film de
Dominique-Emmanuel Blanchard

LE LIVRE

En quatorze chapitres, l'auteur médite sur les rapports entre médecine légale, psychiatrie criminelle, histoire et littérature.
Toulouse-Lautrecà Malromé. Sa maladie et sa mort.
Hölderlin, poète et fou à Bordeaux.
Montaigne, philosophe et malade.
La folie de Camille Claudel.
Céline, médecin du dérisoire.
Le pape Clément V et la médecine.
Montesquieu, le malvoyant éclairé.
La maladie selon François Mauriac.
Goya : des fous de Bordeaux à sa décapitation.
La jambe perdue de Sarah Bernhardt.
L'uxoricide (meutre de l'épouse) de Louis Althusser selon son récit autobiographique.
Marie Besnard : indices et preuves de culpabilité.
La mythomanie perverse de Pierre Molinier.
L'assassinat de Raspoutine...
 
En revisitant quelques classiques, l'auteur explique, en médecin légiste parfois, en homme de grande culture toujours, l'évolution d'une personnalité confrontée à la maladie (Montaigne), au handicap (Toulouse-Lautrec, Montesquieu...), à la folie (Hölderlin, Camille Claudel, Althusser)...
 

L'AUTEUR

Michel Bénézech, spécialiste de renommée internationale en matière de psychiatrie criminelle, est l’auteur de plus de 450 publications scientifiques et coauteur d’une trentaine d’ouvrages. Il est membre de nombreuses Sociétés scientifiques françaises et étrangères. Décoré de la Médaille pénitentiaire (1999) et des Palmes Académiques (2000), il vit à Bordeaux.

DANS LA PRESSE

 


 

SUD OUEST 20 février 2007

 

Douze personnages chez un psy

" Althusser n'a pas commis ce que l'on appelle un crime mélancolique, mais un crime passionnel chez un dépressif. Il ne voulait pas que sa femme le quitte. Il a préféré la tuer. "

Le diagnostic, est signé Michel Bénézech, psychiatre, spécialiste de criminologie qui fut durant trente ans expert judiciaire auprès des tribunaux et directeur durant 23 ans du service régional médico-psychologique des prisons. Il présente aujourd'hui chez Mollat un ouvrage, dont le nom très poétique évoque des faits qui le furent moins. La chair de l'âme est un condensé d'un ouvrage qu'il avait précédemment publié et qui traitait une cinquantaine de cas. L'éditeur en a choisi douze, dont la plupart ont un rapport avec Bordeaux ou sa région. Michel Bénézech invite à méditer sur les rapports entre médecine légale, psychiatrie criminelle, histoire et littérature. L'auteur est, assure-t-il "un scientifique pur et dur ", pas un vulgarisateur. Néanmoins, son enthousiasme et sa liberté de langage vont sans doute intéresser tous ceux qui aiment bien les contre-courants.

 

De Goya à Marie Bernard.


Ainsi sur Marie Besnard, qu'un récent téléfilm avec Muriel Robin nous incite à considérer comme non coupable, Michel Bénézech persiste et signe. " En 1961, j'étais étudiant. J'ai pu avoir accès au dossier en 1990. Pour moi aucun doute, elle était coupable. Elle n'utilisait pas de doses massives d'arsenic, mais elle accélérait le cours du vieillissement et de la maladie chez des êtres déjà malades. "
De Sarah Bernhardt, qui fut amputée à Bordeaux, il évoquera sans doute la jambe perdue par un garçon d'anatomie que le psychiatre a connu et qui par erreur, " sans doute dans un mauvais jour ", garda celle d'une inconnue. Goya a trouvé à l'asile Saint-Jean, installé sur les lieux de l'actuelle école de Santé Navale ses modèles de fous et perdu de manière posthume sa tête, dans le cimetière de La Chartreuse, " sans doute un étudiant en médecine qui voulait conserver la tête d'un génie ". On rencontrera même Bertrand de Goth, pas à cause de son ulcère de l'estomac, mais parce que Clement V publia durant son pontificat en 1314 un texte " De furiosis " qui - déjà très moderne - assurait que " les fous sont irresponsables ". Sept siècle après, Michel Bénézech partage cette opinion avec le pape girondin.

Hélène Rouquette-Valeins