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Constitue
le 4e tome de la collection. Didactique, permettant toujours
dentendre ce qui est écrit (4 CD dextraits
choisis par lauteur accompagnent le livre), lauteur
visite lhistoire de lopéra : son origine,
les grands auteurs, et plus près de nous, elle cherche
aussi à comprendre le succès des comédies
musicales : la comédie musicale, nouvelle forme de lopéra
?
Ce livre ne se contente pas dêtre historique. Il
sinscrit dans le temps présent et cest en
cela quil est un livre « grand public ».
Un livre tout public fait pour les novices comme pour les passionnés.
Un livre comme nul autre puisquil est aussi un livre musical
formé de 4 CD.
- La question
est parfaitement légitime : pourquoi, vers la fin du XVIe
siècle, ce besoin de faire fusionner un théâtre
encore très statique car dépourvu de la
moindre mise en scène - avec la musique vocale ? Que recherchait
laréopage de riches Florentins qui fut à
lorigine de « Dafné », premier
opéra des temps modernes en Occident ? Tout simplement
à reconstituer la tragédie grecque telle que tous
se limaginaient, cest-à-dire avec de la musique
pour habiller le texte. La Renaissance fut en effet un mouvement
esthétique qui partit dItalie dès le XVème
siècle et travailla dans tous les domaines à imiter
le plus fidèlement possible lart des Grecs et des
Romains, dont les artistes de la Péninsule avaient dinnombrables
exemples sous les yeux (voir le Tome I).
Cela dit, les Anciens nayant jamais su ou jamais
voulu ! - noter les sons, nous navons, faute de partition,
pas le moindre commencement de preuve de ce qui devint au XVIème
siècle, à la suite des recherches du musicologue
Girolamo Mei, une vérité intangible : la tragédie
grecque était entièrement chantée. Et sil
est très probable en effet que le chur antique chantait
et même dansait (il évoluait autour de lautel
de Dionysos dans l « orkhêstra »,
lespace en demi-lune situé entre la scène
et les spectateurs), nous ignorons tout de ce que faisaient les
acteurs principaux - en dehors du texte quils avaient à
déclamer.
- Après
avoir fondé et dirigé pendant quatre ans le Chur
International des Nations Unies de la ville de Houston, Michèle
Lhopiteau-Dorfeuille a travaillé pendant une saison dans
la troupe dopéra professionnelle « Opera
in the Heights » en qualité de chef de chant.
Elle vit actuellement au Tchad, où elle dirige le
« Chur International de NDjamena »
dans lequel Tchadiens et expatriés cohabitent avec le
plus
- grand bonheur.
-
- Le
Canard enchaîné - 27 juillet 2005
-
- La
Voie aux Chapitres
- "
L'Opéra dans tous ses états "
de Michèle Lhopiteau-Dorfeuille
(Le Bord de l'Eau)
-
- " La Traviata
" a bien failli ne pas se relever du bide, dans tous les
sens du terme, de sa première représentation à
Venise. Le rôle de Violetta avait été confié
à la prima donna de la Fenice, laquelle dépassait
allégrement son quintal, ce qui en faisait une moribonde
à peine crédible. Michèle Lhopiteau-Dorfeuille
rapporte cette anecdote au milieu de dizaines d'autres qui démythifient
quelques icônes. Ainsi, le pauvre Bizet, qui n'avait jamais
mis les pieds en Espagne avant de composer sa " Carmen ",
dut réécrire treize fois l'air de " L'amour
est enfant de bohème ". Debussy, lui, prétendait
qu'il y avait trop de chant dans les opéras et s'efforça
de corriger ce défaut, évidemment inacceptable,
dans son " Pelléas et Mélisande ", ce
qui causa tout de même une certaine gêne lors de
la première.
L'auteur donne aussi un petit coup de diapason à quelques
idées reçues. Ainsi, Salieri combla Mozart de commandes
pour le couronnement de l'empereur Léopold II à
Prague et permit même qu'y soit interprété
" Don Giovanni ". Wagner, avant de faire chavirer les
curs du Troisième Reich, s'enthousiasma dans sa
jeunesse pour le " Manifeste du parti communiste "
de Marx et Engels. Et Da Ponte, ordonné prêtre à
Venise, rédigea le livret de " Don Giovanni "
avec, à portée de main, une sonnette qui lui permet-
tait de convoquer une soubrette de seize ans chargée de
l'aider à trouver l'inspiration.
Ce qui ne gâte rien: quatre CD d'extraits d'opéras,
de Monteverdi à nos jours, permettent soit de reconnaître
cette rengaine qui vous trotte dans la tête depuis des
heures, soit de mieux saisir ce que le compositeur a voulu exprimer.
Bref, ce livre s'écoute aussi bien
qu'il se lit.
A. G.
276 p., 49 euros.
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