LE BORD DE L'EAU
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Cette collection est destinée à un public désireux de « fixer ses bases » dans le domaine si vaste de la musique classique.
Conçus comme des guides, les livres sont accompagnés de C.D. audio qui donnent à entendre ce dont il est question.
Les livres peuvent être lus indépendamment les uns des autres, et ne nécessitent aucune connaissance particulière.

  

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LHOPITEAU-DORFEUILLE Michèle
Toutes les clés pour explorer la musique classique
L’Opéra
dans tous ses états
De Monteverdi à Notre Dame de Paris
 
Livre : 278 pages
avec 4 CD audio (5 heures de musique)
Format: 15 x 21,5
Date de parution : février 2005
ISBN : 2-915651-05-1

prix de vente public : 49 euros
Port et emballage compris en CEE
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Constitue le 4e tome de la collection. Didactique, permettant toujours d’entendre ce qui est écrit (4 CD d’extraits choisis par l’auteur accompagnent le livre), l’auteur visite l’histoire de l’opéra : son origine, les grands auteurs, et plus près de nous, elle cherche aussi à comprendre le succès des comédies musicales : la comédie musicale, nouvelle forme de l’opéra ?
Ce livre ne se contente pas d’être historique. Il s’inscrit dans le temps présent et c’est en cela qu’il est un livre « grand public ».
Un livre tout public fait pour les novices comme pour les passionnés.
Un livre comme nul autre puisqu’il est aussi un livre musical formé de 4 CD.
La question est parfaitement légitime : pourquoi, vers la fin du XVIe siècle, ce besoin de faire fusionner un théâtre encore très statique – car dépourvu de la moindre mise en scène - avec la musique vocale ? Que recherchait l’aréopage de riches Florentins qui fut à l’origine de « Dafné », premier opéra des temps modernes en Occident ? Tout simplement à reconstituer la tragédie grecque telle que tous se l’imaginaient, c’est-à-dire avec de la musique pour habiller le texte. La Renaissance fut en effet un mouvement esthétique qui partit d’Italie dès le XVème siècle et travailla dans tous les domaines à imiter le plus fidèlement possible l’art des Grecs et des Romains, dont les artistes de la Péninsule avaient d’innombrables exemples sous les yeux (voir le Tome I).
Cela dit, les Anciens n’ayant jamais su – ou jamais voulu ! - noter les sons, nous n’avons, faute de partition, pas le moindre commencement de preuve de ce qui devint au XVIème siècle, à la suite des recherches du musicologue Girolamo Mei, une vérité intangible : la tragédie grecque était entièrement chantée. Et s’il est très probable en effet que le chœur antique chantait et même dansait (il évoluait autour de l’autel de Dionysos dans l’ « orkhêstra », l’espace en demi-lune situé entre la scène et les spectateurs), nous ignorons tout de ce que faisaient les acteurs principaux - en dehors du texte qu’ils avaient à déclamer.
Après avoir fondé et dirigé pendant quatre ans le Chœur International des Nations Unies de la ville de Houston, Michèle Lhopiteau-Dorfeuille a travaillé pendant une saison dans la troupe d’opéra professionnelle « Opera in the Heights » en qualité de chef de chant.
Elle vit actuellement au Tchad, où elle dirige le  «  Chœur International de N’Djamena » dans lequel Tchadiens et expatriés cohabitent avec le plus
grand bonheur.
 

Le Canard enchaîné - 27 juillet 2005
 
La Voie aux Chapitres
" L'Opéra dans tous ses états "
de Michèle Lhopiteau-Dorfeuille
(Le Bord de l'Eau)
 
" La Traviata " a bien failli ne pas se relever du bide, dans tous les sens du terme, de sa première représentation à Venise. Le rôle de Violetta avait été confié à la prima donna de la Fenice, laquelle dépassait allégrement son quintal, ce qui en faisait une moribonde à peine crédible. Michèle Lhopiteau-Dorfeuille rapporte cette anecdote au milieu de dizaines d'autres qui démythifient quelques icônes. Ainsi, le pauvre Bizet, qui n'avait jamais mis les pieds en Espagne avant de composer sa " Carmen ", dut réécrire treize fois l'air de " L'amour est enfant de bohème ". Debussy, lui, prétendait qu'il y avait trop de chant dans les opéras et s'efforça de corriger ce défaut, évidemment inacceptable, dans son " Pelléas et Mélisande ", ce qui causa tout de même une certaine gêne lors de la première.
L'auteur donne aussi un petit coup de diapason à quelques idées reçues. Ainsi, Salieri combla Mozart de commandes pour le couronnement de l'empereur Léopold II à Prague et permit même qu'y soit interprété " Don Giovanni ". Wagner, avant de faire chavirer les cœurs du Troisième Reich, s'enthousiasma dans sa jeunesse pour le " Manifeste du parti communiste " de Marx et Engels. Et Da Ponte, ordonné prêtre à Venise, rédigea le livret de " Don Giovanni " avec, à portée de main, une sonnette qui lui permet- tait de convoquer une soubrette de seize ans chargée de l'aider à trouver l'inspiration.
Ce qui ne gâte rien: quatre CD d'extraits d'opéras, de Monteverdi à nos jours, permettent soit de reconnaître cette rengaine qui vous trotte dans la tête depuis des heures, soit de mieux saisir ce que le compositeur a voulu exprimer. Bref, ce livre s'écoute aussi bien
qu'il se lit.
A. G.
276 p., 49 euros.

 
 
 
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