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- Marie Christine
WEINER
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- Les Sorbiers
de Transylvanie
récit
Format : 12 x 20,5 160 pages
Date de parution : 10 mars 2007
ISBN : 978-2-915651-66-9
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: 15
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Ceci
est « une histoire qui nest ni vraie ni fausse,
ni réelle ni inventée, une histoire plausible ».
Lauteure reconstitue, réinvente la vie de ses parents,
précisément parce quils ne la lui ont jamais
racontée. Un récit dont les repères,
spatiaux et temporels, sont nécessairement incertains,
mais dont on peut considérer quil commence dans
les années 20, dans un coin reculé de la « Mittel
Europa » et quil sarrête, en France,
en 1946. Un récit qui passe de lerrance à
lenracinement, et qui reconstitue, fil à fil, la
trame dun monde disparu.
Un
livre qui raconte une histoire, lhistoire dun monde
disparu : le « monde dhier »
de Stefan Zweig. Une petite région de lEurope de
lest, lentre-deux guerres, lentre deux mondes,
celui de la tradition et celui de la modernité, les ravages
de la première guerre mondiale, autant en termes de perte
de vies humaines quen perte didentité.
Cela à travers une histoire damour, celle de deux
adolescents, qui se choisissent très tôt, et qui
ne se quitteront plus, abandonnant la petite province de lempire
austro hongrois où ils sont nés pour vivre leur
rêve en France, au début des années 30, et
échappant à lextermination qui fait disparaître
la plupart des membres de leurs familles.
Un livre qui est aussi le récit dune quête
didentité, la reconstruction dune histoire
familiale à travers, enquête de terrains, indices,
reconstitutions.
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Ce que dit l'auteur de son livre
Ceci nest pas un « récit »
mais un « et si »
Et si cela sétait
passé comme cela, dans ce pays lointain, dont on ne me
parlait pas
Et si, une fois écrit, en changeant
lordre des lettres cela faisait un récit ?
- Les enfants jusque très tard sinventent
des histoires. Les histoires, lorsquelles sécrivent,
prennent la force de la réalité. Ce qui est écrit
devient vrai.
- Jai eu envie de combler les trous de mon
histoire familiale, de reconstituer ce qui mavait été
caché, ou simplement ce qui avait été oublié.
Afin que cela devienne vrai. Afin, moi aussi, davoir une
histoire « simple ».
Tout naturellement cela a pris une forme littéraire, sans
que jy prenne dailleurs garde.
Et cest cela qui ma surprise. Cest pour cela
que jai continué, et que, bien que cette histoire
soit très personnelle, jai souhaité voir
si elle pouvait être publiée. Jai regardé
ce texte pendant longtemps avec un mélange de complaisance
et dincertitudes sur ses qualités, romanesques ou
historiques.
Je suis très reconnaissante à Antoine Spire, qui
ma rassurée, au-delà peut-être de ce
que ce texte mérite
Je suis heureuse davoir
trouvé un éditeur qui comprenne cette démarche.
Qui prenne aussi le risque de publier un texte dans une forme
singulière, ce récit sans r
Je connais, à titre professionnel, les problèmes
de lédition et de la diffusion du livre en France
et je suis dautant plus sensible à cet accueil et
à cet accompagnement.
- Je suis avant tout une lectrice, une lectrice dhistoires.
Jaime que lauteur me laisse, dans son texte, un espace,
pour que moi, lectrice, je puisse my glisser.
Là je me suis glissée dans cette histoire, qui
nest pas la mienne, mais qui a fondé la mienne.
Une histoire damour, derrances, entre des temps et
des espaces incertains.
Il y a des choses vraies, des choses inventées, du réel
et du vraisemblable, de la fiction, des effets décriture
aussi, pour masquer lémotion, la mienne, avant tout.
- En écrivant ce texte, et surtout maintenant
quil va être publié, je me rends compte combien
les livres, la littérature mont aidé, dans
toutes les étapes de ma vie.
Jai tout appris dans les livres, des complexités
de la relation amoureuse jusquaux recettes de cuisine,
de la nécessité dêtre toujours en questionnement
de sa vérité jusquaux règles du savoir
vivre. Et dans ce moment si grave où mon dernier parent
est mort, jai retrouvé, dans une entreprise décriture
le réconfort familier de mes longues heures de lecture.
Sinscrire dans une entreprise qui dure par-delà
justement la mort.
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- Par-delà ces considérations, ce livre
raconte quand même quelque chose, plusieurs choses, même.
Tout dabord, il raconte une histoire, lhistoire dun
monde disparu : le « monde dhier »
de Stefan Zweig. Une petite région de lEurope de
lEst, lentre deux guerres, lentre deux mondes,
celui de la tradition et celui de la modernité, les ravages
de la première guerre mondiale, autant en termes de perte
de vies humaines quen perte didentité.
Cela à travers une histoire damour, celle de deux
adolescents, qui se choisissent très tôt, et qui
ne se quitteront plus, abandonnant la petite province de lempire
austro hongrois où ils sont nés pour vivre leur
rêve en France, au début des années 30, et
échappant à lextermination qui fait disparaître
la plupart des membres de leurs familles.
- Il raconte aussi une quête, celle dune
histoire tue, celée, faite domissions, parfois de
mensonges. Et pour la reconstituer, il faut avoir recours aux
mêmes stratagèmes, les hypothèses, que personne
nest plus là pour vérifier.
- Cette histoire, comme toutes les histoires, nest
ni tout à fait vraie, ni tout à fait fausse. Cest
une histoire.
Elle se passe en Bukovine, qui est en fait le pays des hêtres
et non celui des sorbiers.
Et qui nest pas en Transylvanie.
- Elle est écrite.
Elle est désormais vraie.
- En tous les cas, la raconter maura aidé
à regarder la réalité en face : « Ein
Mensch ist ein Mensch » (un homme est un homme), un
hêtre est un hêtre.
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Marie Christine Weiner
L'auteur
Marie Christine Weiner, est administrateur civil au ministère
de la Culture.
- Les Sorbiers de Transylvanie est son premier ouvrage publié.
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- Photo
: Jean-Marie Périer
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