EDITIONS LE BORD DE L'EAU
 
 

La revue littéraire BDL

 
BDL
Revue littéraire - 12e année
N°31 - novembre 2004
120 pages - Format 15x21 - 12 euros
 
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Sommaire :
Dominique-Emmanuel Blanchard Trois ans d'absence
Martine Silberstein Cheveux d’ange (dessin : Anne Jalevski)
Corinne van de Walle Le Buisson de Nourith
Louis Bellanti L’Éléphant
Michel Bénézech Raymond et Sonia Guérin en privé
Nicolas Puzenat Le Kyste
Olivier Hadouchi Un Café près de la Santé ( et de Ste Anne)
Feya Reggios Marie Trintignant: et si on parlait de Freud ?
Céline Varlet Questions à Dominique-Emmanuel Blanchard
Philippe Cohen-Grillet Le Clone de Dieu
Mike Burnley In Petto
Sylvie Doumet Le Sang de mon père à la serpillière
Dandysme
définition
étymologie
Barbey express
Barbey d’Aurevilly : Esquisse biographique
Une image de Brummell
Jean-Luc Planchais Barbey l’Hérétique ou Du Dandysme à l’Aurevillisme
Barbey d’Aurevilly : Filmographie
Du dandysme et des insolents
Post-dandysme : Mathieu Terence
Une mise en scène de la défaite : À propos de Fiasco, de Mathieu Terence
Petits fours réchauffés : Fiasco lu par Le Matricule des Anges
Je ne sais pas combien de fois je me suis masturbé aujourd’hui
L’art de la petite cuillère
Lacan : Quelle angoisse !

Au courrier 115
Œuvre de Anne Jalevski
 

L'édito

Trois ans d'absence
par Dominique-Emmanuel Blanchard
 
Trois ans de silence, d’absence de la revue.
Trois ans de réflexion peut-être.
Peut-être d’un peu de désamour.
Je savais que ça pouvait arriver.
Je sais que ça pourra arriver encore, et qui sait, cette fois-là, si ce ne sera pas une fois pour toutes !
Ces trois ans, je les ai consacrés à la maison d’édition. Quelque cinquante livres. Je dis ça au jugé, il faudrait que je compte. Il faudrait que je revienne dans ce passé d’une façon objective, et je ne sais pas si c’est déjà possible.
Aussi, on va faire comme si on était face à face, à discuter, sans note, sans fil conducteur. Juste pour vous raconter un peu de tout ce temps.
Trois ans.
Douze numéros absents; alors, je ne sais plus très bien où on en était. Car, voyez-vous, c’est en somme comme si je reprenais à zéro avec une mémoire saturée, une mémoire qui ne sait même plus ce qu’elle sait.
Du temps de la revue, je n’avais que cette tribune-là, ou presque. À part une interview par-ci par-là on ne me demandait pas grand-chose. On voyait en moi un directeur de revue littéraire, point final. À cette époque je n’avais pas fait les livres qui allaient intéresser les médias.
Ces livres qui ont intéressé les médias, je les ai faits, nous les avons faits.
Ces livres, je dirai ce qu’ils ont été. Pour eux, par eux, il y a eu des télés, des radios, des papiers dans des journaux, des grands journaux, des grands magazines.
Dans ces conditions, on se demandera peut-être pourquoi je reviens à la revue, pourquoi je vais me donner tant de mal pour deux cents ou trois cents exemplaires périmés au bout de deux mois.
Je ne vais pas répondre tout de suite.
Je ne vais pas répondre du tout d’ailleurs.
Je vais simplement parler de ce bonheur, douloureux parfois que j’ai connu par cette revue, avec cette revue. Je ne veux pas oublier que tout est parti de là. De textes d’inconnus que d’autres inconnus lisaient. Et, tous ces inconnus, toutes ces inconnues, ont tissé un réseau d’amitié. Beaucoup ont mal accepté la maison d’édition. Quelques-uns, quelques-unes pourtant sont passés de la revue au livre. Mais, dans l’ensemble, ce qui marque, ce dont on continue de me parler bien qu’elle ne paraisse plus depuis trois ans, c’est la revue.
Alors la revoilà.
Il y a des nouveaux. Parfois ils ont attendu deux, trois ans: les textes s’étaient un peu éparpillés partout. Avec ça, cette foutue manie que vous avez d’envoyer vos textes avec vos noms adresse et tout ça à part. Alors suffit que ça se dissocie... Avec le net, c’est pareil, alors je vous en conjure : mettez vos coordonnées, toutes vos coordonnées sur la pièce jointe, parce que là aussi l’email et la pièce jointe ont des sorts différents...
Bon, cela dit, reprenons...
Je dis cela aux anciennes et aux anciens : dites-moi ce que vous vous êtes devenu(e)s. C’est pour vous que BDL revient. Pour reprendre un bout de route ensemble. Moi, j’ai beaucoup de choses à vous raconter, mais il faut que je sache si vous êtes là. Et j’ai beaucoup à entendre, à lire, de vous. Comment se sont passées toutes ces années ? Est-ce que vous avez continué d’écrire ? Est-ce que vous avez publié ? Où ? Quoi ? Quels souvenirs gardez-vous de BDL ? Tout ça, quoi !
Maintenant il y a le courrier électronique. C’est bien ça : je peux enregistrer au fur et à mesure, vous répondre aussitôt...
Je vous attends sur le net : borddeleau@aol.com
À tout de suite.
 
DEB