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- Bernard GALAND
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- Le Manifeste
du sujet
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- Genre : philosophie
Collection : "Clair & Net" dirigée par Antoine
Spire
Format : 12 x 20,5 130 pages
Date de parution : mars 2007
ISBN : 978-2- 915651-63-8
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Prix
: 12
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- LE LIVRE
Bernard Galand pointe de façon
didactique, avec humour parfois, les impasses liées à
la négation du Sujet. A force de nier le sujet où
en sommes-nous arrivés ? "Certains égarés
continuent à dire « Je », à
répéter je désire, je veux, je parle, mais
ils ont tort, nous écrit-il. Car ils ne savent pas, ces
candides, que « Ca désire »,
que « lhistoire est un processus sans Sujet »
et que toute affirmation dune volonté libre nest
que puérile croyance. Ainsi subissons-nous, depuis des
lustres, la loi de ces jugements péremptoires : il
ny a pas de Sujet, la conscience qui prétend le
refléter nest elle-même quun mirage
obstiné, et lentêtement à opposer au
monde un Je singulier nest quune marque de narcissisme,
une faute philosophique. Comment ces jugements contradictoires
a priori sont-ils possibles ?"
L'auteur dresse l'autopsie d'une erreur de diagnostic mise en
musique philosophique par Descartes, Leibniz, Spinoza, entre
autres... lesquels servent parfois de caution aux élucubrations
des consultant "les charlatans d'aujourd'hui".
La conclusion ? Certains auteurs ont nié le sujet
pour mieux combattre l'humanisme.
Où en sont nos humanistes aujourdhui ? En accord
avec leur métaphysique idéaliste, ils ont tous,
peu ou prou, retrouvé le chemin dun déisme
dont leurs ancêtres voulaient séloigner. Leur
vision de lhomme continue à les persuader de sentre-tuer
allègrement, malgré leur morale angélique,
mais cette fois cest aussi au nom de Dieu. Autant dire
quon est revenu au moyen-âge et que tout est à
recommencer. Autant dire quil faut inventer une nouvelle
Renaissance qui célébrerait, non plus lhomme,
mais le Sujet.
Ce livre, plus qu'un manifeste, est à la fois un cri de
révolte contre une confusion incroyable, et un appel à
une nouvelle renaissance : celle du Sujet, donc de léthique.
- Le livre aborde sans jargonner les enfermements
du Sujet dans les nouvelles supersitions et le retour du religieux
comme symptomes de la "Mauvaise foi" sartienne, dans
toutes les fromes de fanatisme, dans les passions, amoureuses
entre autres, comme anéantissement de la liberté
du sujet, dans les idéologies censées libérer...
autant de situations où la responsabilité du sujet
s'absente.
- Un livre de philosophe pour les non-philosophes...
qui nous éclaire sur les faillites des idéologies
prétendues humanistes.
LAUTEUR
Bernard Galand
est romancier. Agrégé de philosophie, il a notamment
participé au Dictionnaire des Philosophes (PUF,
1984). Il a publié deux romans chez Denoël LOffense
(1999) traduit en allemand et en grec, et Le Festin de
lOmbre (2000).
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- Le début du livre
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- Introduction
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- Funérailles du
Sujet
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- Il paraît que le Sujet est mort,
et qu'il ne s'en rend même pas compte. Pire encore : il
paraît qu'il n'a jamais existé. Certains égarés
continuent à dire " Je ", à répéter
je désire, je veux, je parle, mais ils ont tort. Car ils
ne savent pas, ces candides, que " Ça désire
", que " l'histoire est un processus sans Sujet ",
et que toute affirmation d'une volonté libre n'est que
puérile croyance. Ainsi subissons-nous, depuis des lustres,
la loi de ces jugements péremptoires : il n'y a pas de
Sujet, la conscience qui prétend le refléter n'est
elle-même qu'un mirage obstiné, et l'entêtement
à opposer au monde un Je singulier n'est qu'une marque
de narcissisme, une faute philosophique. Comment ces jugements
contradictoires a priori sont-ils possibles ?
Contradictoires, ces jugements le sont, du fait même que
ceux qui les prononcent manifestent leur existence de Sujet dans
le mouvement même où ils prétendent la nier.
Car ce n'est pas le Ça qui écrit que " Ça
désire ", ce sont des philosophes qui pensent, c'est-à-dire
des consciences qui s'adressent à d'autres consciences.
Et ces jugements ne sont pas contradictoires par maladresse,
ils le sont a priori, au nom d'une métaphysique qui pose
comme principe premier que le Sujet ne peut pas être, qu'il
n'est qu'une illusion enfantée par un idéalisme
impénitent. Ils sont même terroristes puisqu'ils
interdisent la réfutation, puisque toute réplique
sera balayée comme le signe d'une éternelle naïveté,
naïveté qui serait elle-même la preuve ontologique
de l'illusion du Moi. Ainsi sommes-nous condamnés au silence
par les tenants de cette étrange vérité.
Eux aussi, d'ailleurs, quand on y pense. Et pourtant, ils parlent.
D'où vient ce Verbe sans Sujet ? Qu'est-ce qui a précipité
la pensée dans cette contradiction infernale ? Où
est l'erreur, donc ? Et comment en sortir ?
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