- LE
LIVRE
-
- Plus
bisensuel que sexuel oscille entre la sensualité et le
côté charnel de la sexualité, et de la bi-sexualité.
Insolente, visuelle, passionnelle, romantique, perturbante, inquiétante
aussi, lécriture de Noël Mattei est nourrie
notamment de ses références cinématographiques
(Lynch, Haneke, Kieslowski, Ki Duk) et de ses lectures (Duras,
Nabokov, Adler, Kundera, Purdy).
Un petit ovni scintillant dans le paysage littéraire sur
le désir daimer lautre et la solitude de nêtre
toujours quun, inévitablement
- Les
premières pages du livre
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- « Tout
le monde me reprocherait de mentir. Le monde entier sil
savait. Cest pour ça que je ne dis rien. Pour éviter
quon résume mes plus belles vérités
à un énorme mensonge. Et parce que ça, pour
le coup, ça ménerverait vraiment. »
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- « Jai
vu Nima hier soir. Cétait la deuxième fois.
En dix jours. Comment nous nous sommes rencontrés importe
peu pour linstant. Disons juste que je lai ramené
dun de mes plus beaux rêves. Lappartement est
clair, au dernier étage dune rue de la capitale.
Les rideaux sont toujours fermés quand jarrive,
et la lumière est basse. 20h37. 16 novembre. Cest
lhiver dans cette capitale dEurope et il fait nuit.
Ça ne me dérange pas que les rideaux soient fermés.
Ça crée lintimité. Ça va avec
la lumière tamisée. Et puis avec la bougie, qui
a succédé à cette lumière, après
que nous avons parlé, et que jai dit que je trouvais
la pièce encore un peu trop éclairée. Mais
cest juste que je regrette de ne pas voir les lumières
de la ville, et le ciel, puisque nous sommes au dernier étage. »
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- « Moi
aussi jhabite au dernier étage de la ville. Avec
toi certains soirs, quand tu viens dormir chez moi puisque tu
es ma petite amie. Notre lit est parallèle à une
immense baie vitrée sur le ciel, et les rideaux ne sont
jamais fermés. »
- Un
autre extrait
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- « Je
ne pense pas quon puisse être fusionnel toute une
vie avec la même personne. Sauf avec la mère je
crois. En tout cas pour moi cest comme ça. Il ny
a vraiment quelle pour qui je dirais que seule la mort
peut nous séparer. Car cest quand même le
seul être qui ma eu tout entier en lui. Les autres,
ils nont eu que mon sexe, et un ébat ça ne
dure pas neuf mois. (
) Je crois que si certaines nuits
tu penses toutes ces choses-là, cest peut-être
seulement parce que tu maimes trop fort. Moi aussi jétais
comme ça il y a très longtemps, mais on ne résout
rien par la peur de perdre lautre. Cétait
comme ça avec Lisa aussi. Elle avait toujours peur de
me perdre parce quelle se disait que je ne pourrais jamais
laimer aussi fort quelle maimait. Parce quelle
avait toujours besoin de preuves qui nétaient pas
les miennes. Elle répétait sans cesse que je la
quitterais avant elle sans même voir que lorsquelle
disait ça jétais à ses cotés,
à essayer de ne pas entendre, à attendre que lorage
passe. Elle nous pourrissait la vie. Et on aurait presque dit
quelle ny pouvait rien, et moi non plus. Cest
pour ça que je lai tuée. Enfin cest
elle qui me la demandé. Sinon jaurais jamais
pu le faire. Jai toujours eu horreur de décider
à la place des autres. »
- L'AUTEUR
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Né en mai 1971 en Corse,
Noël Matteï vit à Paris. Licencié de
Lettres Modernes Spécialisées, il est également
le fondateur, chanteur et auteur du groupe rock Madinkà.
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Le site de Madinkà.
- DANS
LA PRESSE
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- Noël Matteï, fondateur,
auteur et chanteur du groupe rock parisien Madinkà a sorti
fin août un premier roman aux Editions du Bord de lEau,
Plus bisensuel que sexuel. Cette uvre courte (80 pages)
navigue entre la sensualité et le côté charnel
de la sexualité, mais aussi de la bisexualité.
Lécriture de Matteï se fait visuelle, romantique
et insolente puisant sa force dans les références
cinématographiques (Lynch, Haneke, Kieslowski, Ki Duk)
et littéraires (Duras, Nabokov, Adler, Kundera, Purdy).
Un travail sur le désir daimer et cette inévitable
solitude
« L'histoire
d'un homme violemment solitaire, prisonnier de son corps
et tiraillé entre ses sentiments envers Esther, sa copine,
et Nima, son amant (
). Le style de Noël (
) crée
le malaise en évoquant les ambiguïtés sexuelles
de son personnage sous couvert d'une naïveté enfantine.
Un très beau livre qui se dévore d'une traite »
- (Rock Mag, n° de septembre
2007)
« Fondateur,
chanteur et auteur du groupe rock Madinkà, son premier
roman
oscille entre la sensualité et le côté charnel
de la sexualité ! Insolente, visuelle, romantique, perturbante,
schizophrénique, inquiétante, absurde et logique
à la fois, son écriture est nourrie de ses références
cinématographiques (Lynch, Haneke, ...) et de ses lectures
(Duras, Nabokov, ...). Un ovni sur le désir d'aimer l'autre
et la solitude de n'être toujours qu'un ... » (Tribu Move, n° 104 de novembre 2007)
« Intérioriser
les tentations de révélation, justifier le silence,
les absences et part intime. En style direct, court, vif et en
brièveté un peu frustrante aussi
Noël
Matteï étant par ailleurs leader du groupe rock érudit
Madinkà, on ne peut que conseiller la persévérance
dans ces voies et l'allongement des effets
»
- (Rock my days)
« Au fil des
pages, l'auteur pourfend tout autant les conventions bourgeoises
que ces éternelles hypocrisies qui consistent à
baiser sa femme en pensant à un autre (
) et autres
tricheries avec la vie. Pour le sueur Matteï qui ne s'en
laisse pas conter (
) l'amour n'est pas fusionnel 24 heures
sur 24. Traité d'amour, de bisensualité et de solitude,
ode à l'onirisme, écrit avec une plume fine (très
sexuelle aussi) et une encre bourrée de références
musicales, cinématographiques et littéraires »
- (Sensitif n° 15, juillet-aout
2007)
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