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Confrontées
à lallongement progressif de lespérance
de vie de ses citoyens, les sociétés occidentales
tentent, chacune à sa manière, de répondre
à la question de la «fin de vie». Le débat
en France ne fait que commencer. Il ne peut pas se contenter
de quelques comptes-rendus journalistiques dont lactualité
nous abreuve parce quil faut bien commenter un fait divers:
là à lhôpital, ici un drame de la vie
privée, etc.
- Évoquant la posture antique comme point
de départ possible qui fait «du malade le maître
du médecin», les auteurs interrogent et analysent
les logiques sociales, individuelles, morales et éthiques
qui traversent aujourdhui notre société.
Sur quoi fonder une éthique répondant «au
face-à-face» ultime? Comment répondre à
cette personne «le mourant» qui déjà
na presque plus rien de commun avec le soignant puisquil
perd sous ses yeux ce qui le rendait encore humain: la vie?
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- Au début des années 2000, un groupe
de réflexion JALMAV composé de médecins,
de soignants, de psychologues et de philosophes sest constitué
afin de réfléchir à la question de leuthanasie.
Les auteurs enseignent et vivent à Reims. Leurs travaux
font aujourdhui référence sur la question
de leuthanasie.
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Le livre a été coordonné
par Didier Martz, professeur de philosophie. Il enseigne à
lUniversité de Reims Campagne Ardennes.
- Didier MARTZ
a également
publié : Alzheimer,
vous avez dit démence ?
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DANS
LA PRESSE
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- L'Union,
mardi 22 janvier 2004
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- Réflexion
collective autour de l'euthanasie
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- Très régulièrement, depuis
quelques années, le débat sur l'euthanasie et sa
légalisation éventuelle refont surface. Des praticiens
rémois ont réfléchi sur le sujet et en ont
tiré un livre en six chapitres. Le tout sous la coordination
de Didier Martz, professeur de philosophie.
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- L'union:
Quelle impérieuse nécessité a-t-elle conduit
votre collectif à réfléchir sur le sujet?
Didier Martz : Notre association sur les soins palliatifs avait
besoin d'un groupe d'étude sur la fin de vie. L'actualité
et nos journées nationales nous ont tournés vers
l'euthanasie. C'est un sujet majeur et quotidien pour les praticiens.
Pour le philosophe,le sujet, et celui de la mort, est ancien.
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- Les progrès
de la médecine ont-ils engendré cette situation,
où des individus sont maintenus en vie alors que la nature
les aurait «éliminés » d'elle-même?
Oui, c'est une raison. L'évolution de.la médecine
laisse entendre qu'on peut reporter l'échéance
fatale. Elle suscite l'espoir. D'où la contradiction de,
l'allongement de la vie... Mais on doit mourir. Les conditions
de la fin de vie s'aggravent. C'est une tranche de vie qui perd
son sens. Et si ça na plus de sens, à quoi bon
vivre?...
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- En 1947,
les médecins devaient sauver la vie ; en 91, ils ne devaient
pas s'obstiner. En 2004 on débat sur une institutionnalisation
de l'euthanasie. N'allons-nous pas vers une transgression d'un
interdit fort de la société (donner la mort)?
Oui, c'est mon avis. On est dans un devoir naturel de ne pas
donner la mort. Avec, ou sans loi, on ne règle pas le
problème. Ce qui crée des tensions actuellement,
c'est qu'avec la loi, on contredirait l'arrangement fondamental
de ne pas tuer.
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- Qui doit
prendre l'ultime décision ?
Il faut distinguer le sujet conscient qui demande à mourir,
et les raisons de sa demande, et le sujet inconscient. Dans tous
les cas, la décision doit être prise par un collectif,
dans lequel se trouve la famille, selon son éthique. Chaque
cas étant différent, il ne faut pas de loi généralisatrice.
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- Quelle est
la position des autres pays?
Dans de nombreux pays, se développent « des"
dispositifs » pour organiser une pratique. Le cadre
juridIque permettra-t-il de limiter les abus? Il ne doit pas
les favoriser. Et il faut utiliser les soins palliatifs pour
permettre au sujet de reconsidérer sa demande.
À noter que notre livre a été largement
diffusé au Québec.
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- Propos recueillis
par J.F. Scherpereel .
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