LE BORD DE L'EAU
ÉDITIONS | PRODUCTIONS | COMMUNICATIONS

  Accueil _ Nous contacter _ Diffusion

 
Jean-Louis GARITTE
 
Parlez-vous le Brassens ?

Lexique - essai
Musique & chansons"
Format : 15 x 21
200 pages
Date de parution : 16 avril 2007
ISBN : 978-2-915651-65-2
 
 
 
 
 
 
 

Prix : 15 € TTC
Port et emballage compris pour la CEE
Pour le recevoir chez vous
(sous 48 heures, hors week end) :
Paiement sécurisé par
 

Pour commander par email Commander
Bon de commande


LE LIVRE

Ce livre peut être considéré comme un petit guide permettant d’entrer dans l’univers du poète. Cette analyse correspond également à une mise en évidence de la richesse de l’œuvre et comprend six parties : Le vocabulaire, les expressions, les allusions littéraires, les jurons & les les interjections, les phrases "défigées", les noms propres et enfin les citations (à chaque fois la référence à la chanson est présentée).
L'auteur a voulu relever la richesse toute particulière de l’œuvre poétique de Georges Brassens. Bref, il existe sans conteste une "pensée Brassens" : grâce à cet ouvrage le lecteur pourra l’appréhender plus facilement.
À travers des chansons si intelligemment travaillées, Brassens a tenté de nous proposer une manière, un art de vivre basés sur des valeurs véritables.
La tolérance, l’humour, la modestie, la sollicitude envers les démunis et les plus faibles, la fidélité en amitié, l’art de ne pas se prendre au sérieux, l’attachement au passé, l’indépendance d’esprit, l’amour du travail bien fait, la générosité, le rejet des modes et des normes : voilà quelques caractéristiques de vie auxquelles il ne serait pas inutile de donner la priorité à une époque où la vie est souvent synonyme de combat difficile.
On trouve aussi dans l’œuvre du poète, une forme de « pessimisme amusé » ou désillusion joyeuse qui permet de supporter bien des contrariétés quotidiennes et si l’on y rencontre, au détour d’une phrase, une forme de désillusion par rapport à l’espèce humaine et aux institutions qu’elle a créées, cet élément négatif est rapidement atténué puis corrigé par un réel respect de l’individu.
Ce qui est certain, en définitive, c’est que l’étude des textes de Brassens apporte un éclairage toujours original, pertinent et réconfortant sur bien des aspects de nos vies de relation.
Ce travail d'explications précises sur les textes de Brassens n'avait jamais été fait.
Ce livre comble un vide.

Ce qu'en disent les critiques dans les médias

Rue des Livres
Parlez-vous le Brassens ?
De Jean-Louis Garitte
Editeur : Bord de l Eau
Parution le : 6 Avril 2007
Voilà sans doute l’une des caractéristiques majeures de l’originalité des textes de Brassens : il y a la langue châtiée et les références classiques, les archaïsmes et les constructions épurées, tout un ensemble qui vient rencontrer le discours populaire, les termes argotiques ou les mots crus.
C’est bien cela Brassens : dans ses chansons, toute la mythologie grecque est invitée mais on y retrouve aussi la verve gauloise et les expressions de la rue. Toute la culture française classique apparaît au détour d’une phrase mais s’y présente aussi le langage familier de nos vies quotidiennes.
C’est ce que raconte ce livre : d’où viennent les expressions, les références de Brassens ?
Une chose est certaine : ce livre en main vous aurez une furieuse envie d’écouter Brassens et vous l’écouterez désormais comme vous ne l’avez jamais entendu !
Vos avis
Vous aimez Brassens? Vous souhaitez découvrir son oeuvre , aller au plus profond de son amour des mots? Ce livre a toute son originalité dans le fait qu'il permet au lecteur de découvrir ou approfondir la manière dont le poète jouait et s'amusait avec les mots. Si le langage choisit par Brassens était populaire voir argotique, s'il piochait pour se faire, autant dans la mythologie grecque que dans le langage de la rue, les textes de l'auteur sont le reflet de la diversité de la culture classique. Jean-Louis Garitte propose un voyage au fil des mots sous forme d'un mini dictionnaire explicitant le vocabulaire que Brassens empruntait tout simplement à la culture populaire. Mais l'auteur précise , que le véritable talent du poète était sans doute dans la manière dont il « défigeait » les expressions. En effet, très souvent, des expressions populaires étaient transformées par Brassens qui les faisait renaitre: « faire la tombe buissonnière », « que je ne sache plus où donner de la corne ».....Une analyse pertinente et fine de l'oeuvre de Brassens qui avait ce talent de redéfinir les mots au point d'en faire un langage à part entière , accessible à tous.
Marie-Laure
 
La Libre Belgique | 17 juillet 2007
Monsieur Dico
Parlez-vous le Brassens
Par Jacques MERCIER
 
Le journaliste belge Jean-Louis Garitte propose un très original lexique "Parlez-vous le Brassens ?" (Editions le Bord de l'eau), avec un travail d'explications sur les textes du chanteur-poète qui n'avait jamais été fait jusqu'ici. Le propos est celui-ci : il y a la langue châtiée et les références classiques, les archaïsmes et les constructions épurées, tout un ensemble qui vient rencontrer le discours populaire, les termes argotiques ou les mots crus. C'est bien cela Brassens : dans ses chansons, toute la mythologie grecque est invitée mais on y retrouve aussi la verve gauloise et les expressions de rue. Toute la culture française classique apparaît au détour d'une phrase mais s'y présente aussi le langage familier de nos vies quotidiennes. D'où viennent donc ces expressions, ces mots ? C'est tout le sujet du livre de Jean-Louis Garitte. Quelques exemples vraiment pris au hasard : dans "Les copains d'abord", la devise latine "fluctuat nec mergitur", "Il est battu par les flots, mais il ne sombre pas", est la devise de la ville de Paris, qui a pour emblème un vaisseau ; "papelard" (dans la chanson "Le mécréant") désigne un faux dévot, hypocrite, qui manifeste une hypocrisie doucereuse… Le chapitre des "allusions" est le plus étonnant : un seul exemple dans "Le moyenâgeux", Brassens chante "témoin, l'abbesse de Pourras" ; C'est la reprise d'un vers entier et inchangé de François Villon. Cette phrase provient du "Testament de François Villon" : "…Qu'en son hôtel de cochon gras / M'apâtela une semaine / Témoin l'abbesse de Pourras…" Pour les très nombreux amoureux de Brassens !

L'Echo
Philippe Degouy

Un nouvel essai, rédigé par le journaliste belge Jean-Louis Garitte décortique la langue et le vocabulaire employés par l'artiste.
 
Si chacun a encore en tête certains airs du Brassens populaire, qui peut se targuer, en revanche, de connaître réellement l'homme qui se cache derrière l'artiste grivois, aux textes souvents crus, considérés parfois comme pornographiques? Car l'artiste anarchiste , provocateur et timide à la fois, se cachait un fin connaisseur des oeuvres de Villon, Lamartine, Hugo ou Rimbaud, dévorées à une époque de sa vie où les nourritures spirituelles remplaçaient les nourritures terrestres. Un homme, amoureux des mots et tout autant des femmes , comme il se plaisait à le souligner: "je suis amoureux des mots. Je trouve que les femmes sont plus belles habillées que nues. Il en est de même pour les idées et les mots." Dont acte.
Brassens (1921-1981), un auteur à texte, comme il en reste peu aujourd'hui indique encore l'auteur, et dont le but premier n'était pas de plaire au plus grand nombre (au contraire même) mais de laisser des chansons à entendre et surtout à réentendre. "On n'écrit pas une chanson pour être entendue, mais pour être réentendue" soulignait-il.
Dans son essai destiné tant aux amateurs de l'oeuvre du poète qu'aux amoureux de la langue française, Jean-Louis Garitte décortique la construction littéraire des chansons de l'artiste, alternant langue châtiée, références classiques, archaïsmes et expressions de la rue. Avec une petite parenthèse accordée aux insultes et autres jurons usités voici des siècles et dont l'auteur conseille, sous forme d'un clin d'oeil, la lecture aux jeunes dont "la pauvreté de vocabulaire en ce domaine est notoire". N'est-il pas plus classe en effet de se faire traiter d'argousin ou de jobastre plutôt que de bouffon?
L'essai, drôle mais pédagogique, se termine par un panel de citations de l'ami Brassens, dont certaines trouveraient sans peine leur place dans un scénario de Michel Audiard, à l'instar de celles-ci: "Les cons n'ont pas d'espoir. D'ailleurs, ils n'en ont pas besoin. Du fait qu'ils sont cons, tout leur parait simple" et "Je suis anarchiste au point de toujours traverser dans les clous afin de n'avoir pas à discuter avec la maréchaussée".
Georges Brassens est décédé le 29 octobre 1981, victime du "zèle imbécile" de la camarde.
 

Philippe Degouy