- LE LIVRE
Ce livre peut être considéré comme un petit
guide permettant dentrer dans lunivers du poète.
Cette analyse correspond également à une mise en
évidence de la richesse de luvre et comprend
six parties : Le vocabulaire, les expressions, les allusions
littéraires, les jurons & les les interjections, les
phrases "défigées", les noms propres
et enfin les citations (à chaque fois la référence
à la chanson est présentée).
- L'auteur a voulu relever la richesse toute particulière
de luvre poétique de Georges Brassens. Bref,
il existe sans conteste une "pensée Brassens"
: grâce à cet ouvrage le lecteur pourra lappréhender
plus facilement.
- À travers des chansons si intelligemment
travaillées, Brassens a tenté de nous proposer
une manière, un art de vivre basés sur des valeurs
véritables.
La tolérance, lhumour, la modestie, la sollicitude
envers les démunis et les plus faibles, la fidélité
en amitié, lart de ne pas se prendre au sérieux,
lattachement au passé, lindépendance
desprit, lamour du travail bien fait, la générosité,
le rejet des modes et des normes : voilà quelques
caractéristiques de vie auxquelles il ne serait pas inutile
de donner la priorité à une époque où
la vie est souvent synonyme de combat difficile.
On trouve aussi dans luvre du poète, une forme
de « pessimisme amusé » ou désillusion
joyeuse qui permet de supporter bien des contrariétés
quotidiennes et si lon y rencontre, au détour dune
phrase, une forme de désillusion par rapport à
lespèce humaine et aux institutions quelle
a créées, cet élément négatif
est rapidement atténué puis corrigé par
un réel respect de lindividu.
Ce qui est certain, en définitive, cest que létude
des textes de Brassens apporte un éclairage toujours original,
pertinent et réconfortant sur bien des aspects de nos
vies de relation.
- Ce travail d'explications précises sur les
textes de Brassens n'avait jamais été fait.
Ce livre comble un vide.
- Ce qu'en disent les critiques dans les médias
- Rue des Livres
- Parlez-vous le Brassens
?
De Jean-Louis Garitte
Editeur : Bord de l Eau
Parution le : 6 Avril 2007
- Voilà sans doute
lune des caractéristiques majeures de loriginalité
des textes de Brassens : il y a la langue châtiée
et les références classiques, les archaïsmes
et les constructions épurées, tout un ensemble
qui vient rencontrer le discours populaire, les termes argotiques
ou les mots crus.
- Cest bien cela
Brassens : dans ses chansons, toute la mythologie grecque est
invitée mais on y retrouve aussi la verve gauloise et
les expressions de la rue. Toute la culture française
classique apparaît au détour dune phrase mais
sy présente aussi le langage familier de nos vies
quotidiennes.
- Cest ce que raconte
ce livre : doù viennent les expressions, les références
de Brassens ?
- Une chose est certaine
: ce livre en main vous aurez une furieuse envie découter
Brassens et vous lécouterez désormais comme
vous ne lavez jamais entendu !
Vos avis
- Vous aimez Brassens?
Vous souhaitez découvrir son oeuvre , aller au plus profond
de son amour des mots? Ce livre a toute son originalité
dans le fait qu'il permet au lecteur de découvrir ou approfondir
la manière dont le poète jouait et s'amusait avec
les mots. Si le langage choisit par Brassens était populaire
voir argotique, s'il piochait pour se faire, autant dans la mythologie
grecque que dans le langage de la rue, les textes de l'auteur
sont le reflet de la diversité de la culture classique.
Jean-Louis Garitte propose un voyage au fil des mots sous forme
d'un mini dictionnaire explicitant le vocabulaire que Brassens
empruntait tout simplement à la culture populaire. Mais
l'auteur précise , que le véritable talent du poète
était sans doute dans la manière dont il «
défigeait » les expressions. En effet, très
souvent, des expressions populaires étaient transformées
par Brassens qui les faisait renaitre: « faire la tombe
buissonnière », « que je ne sache plus où
donner de la corne ».....Une analyse pertinente et fine
de l'oeuvre de Brassens qui avait ce talent de redéfinir
les mots au point d'en faire un langage à part entière
, accessible à tous.
Marie-Laure
-
- La Libre Belgique | 17 juillet 2007
- Monsieur Dico
- Parlez-vous le Brassens
Par Jacques MERCIER
-
- Le journaliste belge Jean-Louis Garitte propose
un très original lexique "Parlez-vous le Brassens
?" (Editions le Bord de l'eau), avec un travail d'explications
sur les textes du chanteur-poète qui n'avait jamais été
fait jusqu'ici. Le propos est celui-ci : il y a la langue
châtiée et les références classiques,
les archaïsmes et les constructions épurées,
tout un ensemble qui vient rencontrer le discours populaire,
les termes argotiques ou les mots crus. C'est bien cela Brassens :
dans ses chansons, toute la mythologie grecque est invitée
mais on y retrouve aussi la verve gauloise et les expressions
de rue. Toute la culture française classique apparaît
au détour d'une phrase mais s'y présente aussi
le langage familier de nos vies quotidiennes. D'où viennent
donc ces expressions, ces mots ? C'est tout le sujet du
livre de Jean-Louis Garitte. Quelques exemples vraiment pris
au hasard : dans "Les copains d'abord", la devise
latine "fluctuat nec mergitur", "Il est
battu par les flots, mais il ne sombre pas", est la devise
de la ville de Paris, qui a pour emblème un vaisseau ;
"papelard" (dans la chanson "Le mécréant")
désigne un faux dévot, hypocrite, qui manifeste
une hypocrisie doucereuse
Le chapitre des "allusions"
est le plus étonnant : un seul exemple dans "Le
moyenâgeux", Brassens chante "témoin,
l'abbesse de Pourras" ; C'est la reprise d'un vers
entier et inchangé de François Villon. Cette phrase
provient du "Testament de François Villon" :
"
Qu'en son hôtel de cochon gras / M'apâtela
une semaine / Témoin l'abbesse de Pourras
"
Pour les très nombreux amoureux de Brassens !
- L'Echo
- Philippe Degouy
Un nouvel essai, rédigé par le journaliste belge
Jean-Louis Garitte décortique la langue et le vocabulaire
employés par l'artiste.
-
Si
chacun a encore en tête certains airs du Brassens populaire,
qui peut se targuer, en revanche, de connaître réellement
l'homme qui se cache derrière l'artiste grivois, aux textes
souvents crus, considérés parfois comme pornographiques?
Car l'artiste anarchiste , provocateur et timide à la
fois, se cachait un fin connaisseur des oeuvres de Villon, Lamartine,
Hugo ou Rimbaud, dévorées à une époque
de sa vie où les nourritures spirituelles remplaçaient
les nourritures terrestres. Un homme, amoureux des mots et tout
autant des femmes , comme il se plaisait à le souligner:
"je suis amoureux des mots. Je trouve que les femmes sont
plus belles habillées que nues. Il en est de même
pour les idées et les mots." Dont acte.
- Brassens (1921-1981), un auteur à texte,
comme il en reste peu aujourd'hui indique encore l'auteur, et
dont le but premier n'était pas de plaire au plus grand
nombre (au contraire même) mais de laisser des chansons
à entendre et surtout à réentendre. "On
n'écrit pas une chanson pour être entendue, mais
pour être réentendue" soulignait-il.
- Dans son essai destiné tant aux amateurs
de l'oeuvre du poète qu'aux amoureux de la langue française,
Jean-Louis Garitte décortique la construction littéraire
des chansons de l'artiste, alternant langue châtiée,
références classiques, archaïsmes et expressions
de la rue. Avec une petite parenthèse accordée
aux insultes et autres jurons usités voici des siècles
et dont l'auteur conseille, sous forme d'un clin d'oeil, la lecture
aux jeunes dont "la pauvreté de vocabulaire en ce
domaine est notoire". N'est-il pas plus classe en effet
de se faire traiter d'argousin ou de jobastre plutôt que
de bouffon?
- L'essai, drôle mais pédagogique, se
termine par un panel de citations de l'ami Brassens, dont certaines
trouveraient sans peine leur place dans un scénario de
Michel Audiard, à l'instar de celles-ci: "Les cons
n'ont pas d'espoir. D'ailleurs, ils n'en ont pas besoin. Du fait
qu'ils sont cons, tout leur parait simple" et "Je suis
anarchiste au point de toujours traverser dans les clous afin
de n'avoir pas à discuter avec la maréchaussée".
- Georges Brassens est décédé
le 29 octobre 1981, victime du "zèle imbécile"
de la camarde.
-
Philippe Degouy
|
|
|